Un drapeau saoudien. Photo d'archives AFP
Les autorités saoudiennes ont libéré un jeune homme issu de la minorité musulmane chiite arrêté quand il était mineur et qui risquait un temps la peine de mort, a indiqué vendredi une organisation de défense des droits humains.
Murtaja Qureiris, considéré comme le plus jeune prisonnier d'Arabie saoudite au moment de son arrestation en 2014 à l'âge de 13 ans, a "été libéré après avoir purgé sa peine", a annoncé l'organisation de défense des droits humains ALQST, basée à Londres.
Arrêté pour avoir une série de griefs dont la participation à une manifestation contre les autorités alors qu'il avait 10 ans, "Qureiris risquait la peine de mort et a ensuite été condamné à huit ans d'emprisonnement", selon cette ONG.
L'organisation a estimé sur Twitter que "l'arrestation de Qureiris n'aurait pas dû avoir lieu".
L'ONG Amnesty International s'est dit "heureux pour Murtaja et sa famille".
Ces derniers mois, les autorités saoudiennes ont libéré au moins trois jeunes hommes de la minorité chiite, dont le neveu du religieux chiite Nimr al-Nimr. Son exécution en Arabie saoudite en 2016 avait provoqué des manifestations en Iran et a finalement conduit à la rupture des relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran.
Le royaume conservateur a longtemps été critiqué par les organisations de défense des droits humains pour ses taux d'exécution élevés et son système judiciaire.
Le royaume a mis en oeuvre des réformes judiciaires en 2020, notamment l'abolition de la peine de mort pour les personnes mineures reconnues coupables de crimes et un moratoire sur la flagellation, initiatives saluées par les défenseurs des droits humains.
La communauté chiite en Arabie saoudite représente, selon des estimations, entre 10 et 15% des 32 millions d'habitants, mais le pouvoir, dirigé par une dynastie sunnite, n'a publié aucune statistique officielle.

