Un drapeau iranien sur le site de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, le 10 novembre 2019. Photo d’archives AFP
Deux militants iraniens ont été renvoyés en prison après avoir été soupçonnés d'avoir mené des activités contre la sécurité nationale lors de leur libération provisoire, ont rapporté jeudi des médias locaux.
"À la fin de son +congé+ pour raison de santé, Keyvan Samimi a été renvoyé en prison car il a repris ses activités contre la sécurité nationale ainsi que ses contacts avec des groupes contre-révolutionnaires à l'étranger", a indiqué l'agence de presse Mehr. Âgé de 73 ans, M. Samimi a été emprisonné à plusieurs reprises avant et après la Révolution islamique de 1979.
Sa dernière arrestation remonte à décembre 2020. Il a été condamné à trois ans de prison pour "complot contre la sécurité nationale". Il était emprisonné dans la prison de Semnan, à plus de 200 km à l'est de Téhéran. Suite à des ennuis de santé, le journaliste avait néanmoins été autorisé à rentrer chez lui en février pour se soigner, selon les médias locaux.
Un médecin l'ayant examiné a estimé que son état de santé lui permettait de retourner en prison, selon l'agence Mehr. De son côté, l'agence officielle Irna a annoncé jeudi l'arrestation d'une militante défendant les droits des femmes et du mouvement ouvrier, Narges Mansouri. Mme Mansouri avait été arrêtée en août 2019 puis libérée sous caution en novembre de la même année, précisent des médias locaux.
Elle a ensuite été accusée d'avoir accordé "des interviews provocatrices (à des médias basés à l'étranger, ndlr) dans le but de déclencher des émeutes" dans le pays, a indiqué Irna. Elle "a commis des actes contre la sécurité (du pays) pendant ses deux ans et demi de liberté provisoire", a ajouté l'agence, qui affirme en outre qu'"elle a tenté de fuir le pays (...) après avoir appris que le pouvoir judiciaire allait la faire retourner en prison".
Plus tôt cette semaine, l'agence Mehr avait annoncé l'arrestation de Saïd Madani Ghahfarokhi, professeur de sociologie à l'Université Allameh Tabatabaï à Téhéran. Ce dernier est "soupçonné d'entretenir des liens avec l'étranger et d'avoir mené des activités menaçant la sécurité du pays", selon la même source.
"À la fin de son +congé+ pour raison de santé, Keyvan Samimi a été renvoyé en prison car il a repris ses activités contre la sécurité nationale ainsi que ses contacts avec des groupes contre-révolutionnaires à l'étranger", a indiqué l'agence de presse Mehr. Âgé de 73 ans, M. Samimi a été emprisonné à plusieurs reprises avant et après la Révolution islamique de 1979.Sa dernière arrestation remonte à décembre 2020. Il a été condamné à trois ans de prison pour "complot contre la sécurité nationale". Il était emprisonné dans la prison de Semnan, à plus de 200 km à l'est de Téhéran....


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