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Dernières Infos - Restrictions bancaires

La circulaire n° 161 de la BDL prolongée de deux mois, jusqu’à fin juillet

La circulaire n° 161 de la BDL prolongée de deux mois, jusqu’à fin juillet

La Banque du Liban n’a pas expliqué pourquoi elle avait, cette fois, décidé de prolonger le dispositif de deux mois au lieu d’un. Photo João Sousa

Un jour après avoir démenti les rumeurs sur sa suspension prochaine, la Banque du Liban a prolongé une fois de plus la durée d’application de sa circulaire principale n° 161, un dispositif qui autorise les banques à fournir des dollars en espèces à leurs clients en les convertissant depuis leurs comptes en livres au taux de sa plateforme de change Sayrafa.

Une fois n’est pas coutume, la banque centrale a prolongé de deux mois supplémentaires le mécanisme, qui arrive à échéance fin mai, alors qu’elle l’étendait jusqu’ici d’un mois sur l’autre – la dernière prolongation a été actée fin avril. Dans son communiqué joint à la circulaire (intermédiaire n° 624) actant cette nouvelle extension, le gouverneur Riad Salamé a de plus « assuré » que la banque centrale allait continuer de vendre aux banques – toujours au taux de Sayrafa – les dollars qu’elles décaisseront dans le cadre du mécanisme. Et ce alors que plusieurs informations – que nous n’avons pour l’instant pas formellement pu confirmer dans leur intégralité – font état de banques ayant réduit les quantités de dollars délivrés au taux de Sayrafa aux particuliers via le mécanisme, ou aux sociétés via d’autres mécanismes existants (notamment celui subventionnant encore les importations d’essence). De fait, les volumes de transactions effectuées au taux de Sayrafa et que la BDL relaie chaque soir en même temps que le taux mis à jour sont globalement en baisse depuis quelques jours.

Le taux de la plateforme Sayrafa, qui est systématiquement inférieur à celui du marché des changes, mais évolue en fonction des fluctuations de la monnaie nationale sur ce dernier, a été arrêté mardi soir à 23 500 livres pour un dollar. Après avoir passé la barre de 31 000 à l’issue de trois jours de hausse continue depuis la tenue du scrutin législatif dimanche, le taux du marché parallèle évoluait, lui, légèrement en dessous de ce seuil hier après-midi.

Aucune modification aux modalités de la circulaire n° 161 n’a été faite. La mesure est en principe ouverte aux particuliers, qu’il s’agisse de personnes travaillant dans le secteur privé ou le secteur public. Dès son lancement, plusieurs observateurs l’avaient assimilé à un « cadeau électoral » à quelques mois des législatives, ainsi qu’un moyen de calmer des fonctionnaires intégralement payés en livres, en plein contexte d’effondrement économique, financier et monétaire. Elle constitue en outre, avec d’autres dispositifs comme celui de la circulaire n° 151 adoptée en avril 2020, un des palliatifs aux restrictions bancaires illégales en vigueur depuis fin 2019 et qui n’ont toujours pas été réglementées à travers une loi instaurant un contrôle formel des capitaux. La BDL n’a pas expliqué pourquoi elle avait, cette fois, décidé de prolonger le dispositif de deux mois au lieu d’un, comme précédemment.


Un jour après avoir démenti les rumeurs sur sa suspension prochaine, la Banque du Liban a prolongé une fois de plus la durée d’application de sa circulaire principale n° 161, un dispositif qui autorise les banques à fournir des dollars en espèces à leurs clients en les convertissant depuis leurs comptes en livres au taux de sa plateforme de change Sayrafa.Une fois n’est pas coutume,...