Les enseignants contractuels de l'Université libanaise devant le Grand Sérail dans le centre-ville de Beyrouth. Photo Ani
Les enseignants contractuels de l'Université libanaise (UL) ont monté une tente et entamé un sit-in lundi devant le Grand Sérail dans le centre-ville de Beyrouth pour demander un emploi à temps plein à l'université. Un manifestant, Ibrahim Srour, professeur contractuel titulaire d'un doctorat, a déclaré à L'Orient Today que le sit-in se poursuivrait 24h/24 et 7j/7 jusqu'à ce que les demandes des professeurs contractuels soient satisfaites.
Ce que nous savons :
- " Nous demandons aux trois dirigeants (le président, le Premier ministre et le président du Parlement) et aux dirigeants de l'Université de sauver cet édifice national de l'effondrement", a déclaré Hamed Ahmad, un porte-parole des enseignants contractuels, cité par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
- Selon l'Ani, M. Ahmad a également demandé une réunion d'urgence "pour traiter les dossiers prioritaires, au premier rang desquels figure l'emploi des professeurs contractuels à l'UL, ce qui garantirait la stabilité de leurs emplois."
- Le ministre de l'Agriculture, Abbas Hajj Hassan, lui-même diplômé de l'UL, a participé à la manifestation en solidarité avec les enseignants. "La place des enseignants devrait être dans leurs classes, leurs centres de recherche et leurs études, et non pas sous une tente pour réclamer leurs droits fondamentaux et simples", a déclaré Hajj Hassan, cité par l'Ani, depuis le lieu de la manifestation.
- M. Srour a déclaré à L'Orient Today que la tente installée devant le Sérail "restera ouverte 24 h/24 et 7 j/7 jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites." M. Srour a également déclaré que grâce à l'emploi et à la stabilité de l'emploi, "je n'aurais pas à m'inquiéter d'un salaire stable, j'aurais un bureau et j'aurais le temps de mener des recherches et d'aiguiser mes compétences, ce qui profiterait aux étudiants." "L'instabilité de l'emploi ne crée pas de productivité", a-t-il ajouté.
- Les enseignants contractuels de l'UL ont manifesté à plusieurs reprises depuis octobre 2021 pour réclamer des contrats de travail à temps plein, en vertu desquels ils bénéficieraient d'une série d'avantages, notamment l'accès à un régime de retraite, une assurance, des indemnités de fin de service et une meilleure rémunération. Ce sit-in est le premier signe d'une intensification de leurs actions.
Cette information est une traduction d'un article en anglais publié par L'Orient Today.

