Le siège d'EDL à Beyrouth. Photo João Sousa
Des employés d'Électricité du Liban (EDL) ont entamé mercredi un sit-in, prévu pour durer trois jours, dans plusieurs centres du fournisseur public d'électricité, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Charbel Saleh, président du syndicat des employés d'EDL, réclame l'alignement des salaires sur ceux des prestataires de services privés, employés par l'établissement depuis 2012 et exécutant des opérations de maintenance du réseau sur tout le territoire. "Nous n'accepterons pas quelque chose d'inférieur", a-t-il prévenu. "Car le salaire du plus petit employé de ces prestataires vaut un salaire de directeur", selon lui.
Il a également réclamé la couverture totale des frais hospitaliers pour les employés ou encore l'application des mesures concernant les pensions de retraite. À l'issue de sa réunion d'hier, le syndicat avait appelé les effectifs à se joindre au sit-in pour contester le plan de réforme du secteur préparé par Walid Fayad, ministre de l'Énergie et de l'Eau. Selon eux, ce plan "donne la priorité" aux prestataires de services privés employés par EDL et leur accorde des "avances" ainsi qu'un "pouvoir et un contrôle exceptionnels sur la distribution".

