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Culture - Disparition

Antonio Seguí va manquer à toutes les villes du monde

Antonio Seguí va manquer à toutes les villes du monde

Antonio Seguí devant ses toiles exposées à la Bibliothèque nationale de France, en juin 2019. Geoffroy Van Der Hasselt/AFP

Antonio Seguí, figure majeure de la scène artistique latino-américaine, est décédé samedi à Buenos Aires à l’âge de 88 ans. « C’est avec un grand choc et beaucoup de peine que nous avons appris le décès du peintre et sculpteur argentin, Antonio Seguí », a réagi Nadine Begdache, propriétaire et directrice de la galerie Janine Rubeiz à Beyrouth.

« C’était un grand artiste célébrant par ses œuvres la ville et l’homme dans la ville », a-t-elle ajouté.

Invité à Beyrouth en 1995 par la galerie Janine Rubeiz, en collaboration avec la galerie Marwan Hoss – Paris, et l’ambassade d’Argentine, pour marquer la reconstruction de Beyrouth, Seguí avait peint deux œuvres majeures intitulées Manama de Reconstruccion et Construccion. Elles firent partie de l’exposition « Un Homme dans la ville ». Nadine Begdache lui avait commandé une lithographie intitulée Beyrouth, produite en 50 exemplaires. Par amour pour la capitale libanaise, Antonio Seguí y était retourné en 2005 avec l’exposition « Seguí à Beyrouth », et en 2014 avec une exposition majeure de peinture et de sculpture.

« Avec sa disparition, nous perdons non seulement un très grand artiste à l’imagination foisonnante et au cœur généreux, mais un grand ami du Liban et de la galerie Janine Rubeiz, a déclaré la galeriste. Il va manquer à toutes les villes du monde. À sa femme Clelia, à ses enfants, sa famille et sa fidèle collaboratrice Patricia, Nadine et Najib et la famille de la galerie Janine Rubeiz présentent leurs condoléances émues. Que Dieu ait son âme et qu’il repose en paix. »

Créateur des mythiques petits hommes à chapeau qui peuplent son œuvre satirique, le peintre et sculpteur argentin est l’auteur d’une œuvre figurative prolifique de peintures, d’estampes, de lithographies et de gravures qui illustrent une vision ironique de la société, imprégnée de nostalgie et de poésie.

Bien qu’il vive en France depuis les années 1960, l’artiste se trouvait en Argentine avec son épouse, a confirmé à l’AFP une source du ministère de la Culture.

Antonio Seguí est décédé d’une insuffisance cardiaque après une opération de la hanche, a rapporté le journal La Nacion, citant des proches liés à sa famille.

Né le 11 janvier 1934 à Cordoba, à 700 km à l’ouest de Buenos Aires, Antonio Seguí a organisé quelque 200 expositions individuelles au cours de sa longue carrière.

En France, il a été promu en 2018 au grade d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres et était membre de l’Académie européenne des sciences, des arts et des lettres.

Après avoir étudié la peinture et la sculpture en France et en Espagne à partir de 1951, il a voyagé à travers toute l’Amérique latine et s’est finalement définitivement installé en France en 1963.

Le Centre Pompidou lui avait consacré en 2005 la première rétrospective, en France, de ses œuvres sur papier mettant « en lumière une œuvre où humour et poésie défient tous les styles préétablis ».

« Je ne vois pas quoi faire d’autre que travailler », avait confié Antonio Seguí à l’AFP dans une interview à Paris alors qu’il présentait en 2019, à 85 ans, une exposition d’une cinquantaine de ses œuvres à la Bibliothèque nationale de France (BNF), à laquelle il venait de faire don d’un demi-millier d’entre elles, dont des estampes, des portfolios et des livres illustrés.

Bien que vivant en France, il n’a jamais cessé de retourner en Argentine, sauf pendant les années de la dictature (1976-1983), où les militaires ont même refusé de renouveler son passeport.

« Avec l’art, on peut facilement dire les choses, c’est le seul moyen de se battre sérieusement », disait-il.

Antonio Seguí, figure majeure de la scène artistique latino-américaine, est décédé samedi à Buenos Aires à l’âge de 88 ans. « C’est avec un grand choc et beaucoup de peine que nous avons appris le décès du peintre et sculpteur argentin, Antonio Seguí », a réagi Nadine Begdache, propriétaire et directrice de la galerie Janine Rubeiz à Beyrouth. « C’était un grand artiste célébrant par ses œuvres la ville et l’homme dans la ville », a-t-elle ajouté.Invité à Beyrouth en 1995 par la galerie Janine Rubeiz, en collaboration avec la galerie Marwan Hoss – Paris, et l’ambassade d’Argentine, pour marquer la reconstruction de Beyrouth, Seguí avait peint deux œuvres majeures intitulées Manama de Reconstruccion et Construccion. Elles firent partie de l’exposition « Un Homme dans...
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