Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, le 1er février 2022. Photo Dalati et Nohra
La Turquie a officiellement levé son interdiction d’importer de la ferraille du Liban, a annoncé dimanche le ministre libanais de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, via communiqué.
Mardi dernier, le Premier ministre Nagib Mikati et huit ministres, en visite officielle à Ankara, s’étaient entretenus avec leurs homologues pour discuter de nombreux sujets. Depuis, et outre quelques détails concernant une éventuelle coopération aux niveaux énergétique et de l’infrastructure, peu d’informations concernant ces discussions ont été communiquées.
Le ministre Salam a cependant indiqué que la délégation libanaise a discuté des mesures à prendre « afin d’augmenter le niveau des échanges commerciaux », tout en s’accordant sur « l’importance de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange ». De plus, les responsables à Ankara ont précisé que les sociétés turques sont prêtes à s’impliquer au niveau des projets d’infrastructure au Liban, y compris celui de la reconstruction du port de Beyrouth, ravagé par la double explosion du 4 août 2020. Suite aux réunions bilatérales tenues entre les ministres concernés, « nous avons réussi, dans un premier temps, à lever l’interdiction d’exporter de la ferraille vers la Turquie », a ainsi indiqué Amine Salam. « Avant la mise en place de cette interdiction en 2018, le Liban acheminait vers la Turquie plus de 40 % » de la totalité de la ferraille qu’il exportait, soit « environ 100 millions de dollars par an », poursuit le ministre.
Les exportations vers l’Irak
Pour sa part, le ministre de l’Agriculture Abbas Hajj Hassan, en visite à Bagdad pour participer lundi à la 36e conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a reçu des assurances de son homologue irakien concernant l’ouverture des marchés de son pays aux produits libanais. Accueillant M. Hajj Hassan à l’aéroport, le ministre irakien Mohammad Karim al-Khafaji a affirmé dimanche que son pays « est ouvert à la coopération afin d’atténuer les répercussions de l’embargo économique qui frappe le Liban », soulignant que « les marchés irakiens seront ouverts aux produits libanais ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine