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Dernières Infos - Conflit

Série d'attaques en Irak et en Syrie contre la coalition internationale


Une roquette non tirée trouvée par l'armée irakienne photographiée après qu'une roquette ait frappé une base militaire irakienne accueillant les forces américaines près de l'aéroport international de Bagdad, en Irak, le 5 janvier 2022. Iraqi Media Security Cell/Handout via REUTERS

Des attaques à la roquette ont visé mercredi en Irak et en Syrie voisine des bases abritant des troupes de la coalition internationale antijihadistes, qui a fustigé la responsabilité de "milices soutenues par l'Iran".

Ces attaques interviennent alors que l'Iran et plusieurs groupes qui lui sont alliés dans la région marquent le 2e anniversaire de la mort du général iranien Kassem Soleimani et de son lieutenant irakien, tués à Bagdad par un tir de drone américain le 3 janvier 2020.

Ces tirs de roquettes ou de drones artisanaux en Irak n'ont pas été revendiqués. Mais les factions irakiennes pro-Iran n'ont de cesse de réclamer un retrait total des troupes américaines stationnées dans le pays dans le cadre de la coalition internationale, montée par Washington pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Mercredi, cinq roquettes ont été tirées vers la base d'Aïn al-Assad, dans le désert de la province occidentale irakienne d'Al-Anbar, selon un responsable de la coalition s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Pas de dommages, pas de victimes", a-t-il dit. "Nous avons observé cinq tirs, tombés hors de" la base, le plus proche était à "deux kilomètres".

Quelques heures plus tôt dans le nord-est de la Syrie, "huit tirs indirects" ont visé la base militaire de Green Village, faisant des "dégâts mineurs", selon un communiqué de la coalition internationale. Une attaque visant cette même base avait été déjouée mardi.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également rapporté mercredi une attaque contre une autre base en Syrie qui abrite des troupes de la coalition, sur le champ pétrolier d'Al-Omar.

Les forces de la coalition ont riposté en ciblant les environs de la ville d'Al-Mayadine, d'où les roquettes ont été tirées, selon l'ONG.

Droit à "l'auto-défense"

"Notre coalition continue de voir des menaces à l'encontre de nos forces en Irak et en Syrie, par des milices soutenues par l'Iran", s'est insurgé dans un communiqué le général John W. Brennan Jr, réitérant le droit à "l'auto-défense".

En Irak déjà, la base d'Aïn al-Assad avait été prise pour cible mardi par deux drones piégés, abattus sans faire de victime, selon la coalition. Et lundi, les militaires américains ont abattu deux drones piégés visant, dans l'enceinte de l'aéroport international de Bagdad, un centre diplomatique américain.

Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak. Les attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran.

L'escalade est intervenue après la mort de Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de factions armées pro-Iran désormais intégrée aux forces régulières irakiennes.

Le 3 janvier 2020, sur ordre du président américain de l'époque Donald Trump, un drone armé a pulvérisé le véhicule où se trouvaient Soleimani et Mouhandis sur la route de l'aéroport international de Bagdad.

"Chaotique"

Lors des commémorations organisées le week-end dernier, les dirigeants du Hachd al-Chaabi ont une nouvelle fois unanimement réclamé le départ des troupes américaines d'Irak.

Pris en étau entre l'Iran et les Etats-Unis, des ennemis mais des puissances agissantes sur son territoire, l'Irak avait tenté de trouver --avec le soutien de Washington-- une formule conciliante.

Le 9 décembre, les autorités irakiennes ont annoncé la fin de la "mission de combat" de la coalition, même si cette dernière conserve ses effectifs dans le pays pour poursuivre un rôle de formation et de conseil après avoir aidé les forces irakiennes à vaincre l'EI.

Quelque 2.500 militaires américains et le millier de soldats de pays membres de la coalition sont toujours stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes. Ces troupes étrangères jouaient déjà un rôle de conseillers et de formateurs depuis plus d'un an.

Dans un communiqué de ses services, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi a condamné mercredi les attaques et dénoncé un "comportement chaotique". "De telles actions visent à perturber la sécurité et la stabilité dans le pays."

Dans la Syrie en guerre, quelque 900 soldats américains restent déployés dans le Nord-Est et sur la base d'Al-Tanaf dans le Sud.

Des attaques à la roquette ont visé mercredi en Irak et en Syrie voisine des bases abritant des troupes de la coalition internationale antijihadistes, qui a fustigé la responsabilité de "milices soutenues par l'Iran".Ces attaques interviennent alors que l'Iran et plusieurs groupes qui lui sont alliés dans la région marquent le 2e anniversaire de la mort du général iranien Kassem Soleimani et de son lieutenant irakien, tués à Bagdad par un tir de drone américain le 3 janvier 2020.Ces tirs de roquettes ou de drones artisanaux en Irak n'ont pas été revendiqués. Mais les factions irakiennes pro-Iran n'ont de cesse de réclamer un retrait total des troupes américaines stationnées dans le pays dans le cadre de la coalition internationale, montée par Washington pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique...