Un drapeau iranien. Photo AFP/Archives/JOE KLAMAR
Les négociateurs sur le nucléaire iranien vont se retrouver lundi à Vienne selon l'Union européenne, qui veut "accélérer le rythme" pour tenter de sauver l'accord de 2015.
"Il est important d'accélérer le rythme sur les questions clés en suspens (...), en travaillant étroitement avec les États-Unis", a annoncé sur Twitter jeudi le coordinateur de l'Union européenne (UE), Enrique Mora. "Bienvenue au 8e cycle de discussion" qui reprendra le 27 décembre, a-t-il ajouté.
L'enjeu des pourparlers de Vienne vise à faire revenir dans l'accord les États-Unis qui y participent de manière indirecte, Téhéran refusant des discussions directes avec Washington.
Après plusieurs jours de discussions "dures et intenses" selon Téhéran, les délégations s'étaient séparées temporairement la semaine dernière en faisant état de quelques avancées sur le plan technique. Mais d'une même voix, des hauts diplomates de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni (E3) avaient regretté "une interruption décevante" liée au souhait du chef de la délégation iranienne Ali Bagheri de retourner à Téhéran. Les Européens souhaitaient se retrouver avant le Nouvel an, affirmant qu'il restait "très peu d'espace" pour le dialogue.
Suite à un premier cycle au printemps, interrompu par l'élection en juin d'un nouveau président iranien ultra-conservateur, les diplomates s'étaient retrouvés fin novembre dans la capitale autrichienne. Le pacte de 2015 s'est délité à la suite du retrait unilatéral de Washington en 2018 sous la présidence de Donald Trump.
En riposte au rétablissement des mesures punitives à son égard, l'Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe, s'est progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire. Il ne reste plus que "quelques semaines" pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien si Téhéran continue à développer ses activités atomiques au rythme actuel, a prévenu mardi le négociateur américain Rob Malley, mettant en garde contre une "crise" en cas d'échec de la diplomatie.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef