Des pompiers luttant contre un incendie dans le Akkar, au Liban-nord, le 16 novembre 2021. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak
Des feux ont été signalés, mardi, dans le Akkar (Nord) et la Békaa (Centre), alors que des incendies, que les autorités ont imputés à des actes criminels, ont dévasté de larges espaces verts aux quatre coins du Liban, pendant trois jours consécutifs.
Selon notre correspondant dans le Nord, Michel Hallak, un incendie s'est déclaré entre les localités de Gebrayel et Dahr el-Layssiné, dans le Akkar, ravageant de nombreux arbres et des herbes sauvages. Les pompiers avaient du mal à accéder à la zone, en raison de la nature difficile du terrain, et tentaient de circonscrire les flammes, afin de protéger les fermes avicoles avoisinantes.
Dans la Békaa, un incendie a repris dans la localité de Bab Mareh, ce qui a poussé des hélicoptères de l'armée à intervenir, pour tenter d'empêcher le feu de s'étendre à Jabal Saghbine. Ces flammes avaient ravagé, il y a deux jours, des chênes centenaires.
Le ministre de l'Environnement, Nasser Yassine, a affirmé, lundi, que les incendies qui ravagent le Liban depuis trois jours étaient "tous d'origine humaine", alors qu'une enquête est en cours dans un pays habitué à des feux de forêts chaque année face à l'inaction des autorités.
De nombreux espaces verts ont été touchés depuis samedi, menaçant parfois des habitations, comme à Beit Mery, une agglomération dans le Metn. L'un de ces sinistres a provoqué la mort d'un ouvrier égyptien. Les températures élevées, ainsi que la force des vents, compliquent la maîtrise du feu, alors que la Défense civile souffre d'un manque d'équipement et de financement, dû à la crise économique et financière.
Ces derniers mois, le pays a connu de nombreux incendies, notamment au Liban-Nord, où des centaines d'hectares de forêt sont partis en fumée, dans le Akkar.

