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Les priorités du nouveau ministre de l'Economie : Carte d'approvisionnement et protection du consommateur

Le nouveau ministre de l'Industrie s'en prend à la ''sur-importation'', qui a accéléré la ''faillite de l'Etat''

Les priorités du nouveau ministre de l'Economie : Carte d'approvisionnement et protection du consommateur

Le ministre de l'Economie, Amine Salam (à droite), et son prédécesseur, Raoul Nehmé, le 14 septembre 2021. Photo Magaly Abboud

Le nouveau ministre de l'Economie, Amine Salam, a affirmé mardi, lors de la cérémonie de passation de pouvoirs au ministère, que ses priorités seraient le lancement effectif de la Carte d'approvisionnement, qui doit servir de substitut aux subventions sur les denrées, permettre d'"alléger le fardeau des citoyens" et la protection des consommateurs. 

Indiquant qu'il avait pris connaissance des dossiers "volumineux" sur lesquels travaille le ministère, M. Salam a remercié son prédécesseur, Raoul Nehmé, d'avoir bien préparé le terrain. "Je discuterai de ces différents dossiers lorsque j'aurai pris le temps de bien les étudier", a-t-il précisé.

"Nous allons travailler sur l'amélioration des conditions économiques et sociales, afin de parvenir à des résultats concrets", a-t-il assuré, affirmant qu'il entendait préparer un plan de redressement économique pour y parvenir. Il a annoncé, en outre, que sa priorité serait la Carte d'approvisionnement, qui est nécessaire vu la suppression prochaine des subventions sur le carburant, annoncée de manière informelle la semaine dernière mais qui reste entourée de flou. La levée des subventions aura "un impact sur l'ensemble de la production des biens de consommation, et la Carte d'approvisionnement permettra donc d'alléger le fardeau des citoyens", a ajouté M. Salam. Il a dit avoir ressenti un important "contrôle" de la part des différents partenaires impliqués pour que "cette carte ne devienne pas une carte électorale".

Sa seconde priorité, a-t-il dit, sera la protection des consommateurs, notamment la qualité et le prix des produits dans le commerce, ce qui est "un très grand défi étant donné la logistique limitée" à disposition.

Le nouveau ministre de l'Economie a, par ailleurs, été la cible de moqueries sur les réseaux sociaux en raison d'une partie de son discours au cours de laquelle il a comparé la crise au Liban à la situation de deux grenouilles coincées dans un puits.

De son côté, Raoul Nehmé a souhaité que le nouveau gouvernement "ne rencontrera pas d'obstacles comme cela a été le cas pour le cabinet précédent". "Je suis certain que tout ira mieux si la confiance dans le Liban revient, car les investisseurs sont prêts à aider le pays", a-t-il dit, avant de rendre hommage aux victimes de la double explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth, notamment les employés des silos à blé, une infrastructure relevant du ministère. A l'évocation de ces employés, M. Nehmé n'a pas pu s'empêcher de pleurer. 


Par ailleurs, une passation de pouvoirs a également eu lieu au ministère de l'Industrie. A cette occasion, le ministre sortant Imad Hoballah a fait valoir que, sous sa direction, le ministère avait œuvré pour renforcer les secteurs de production au Liban et "la confiance dans l'industrie nationale", malgré les crises multiples. Le nouveau ministre, Georges Bouchikian, a assuré, de son côté, que, face aux crises, il va falloir trouver des solutions pour "répondre aux besoins des citoyens à partir de l'industrie nationale, en assurant des produits de haute qualité et à des prix compétitifs". "La sur-importation a provoqué de nombreux problèmes et accéléré la faillite de l'Etat, il ne faut plus retourner à ces pratiques", a-t-il déclaré.

Au ministère de l'Education, le nouveau ministre, Abbas Halabi, a assuré qu'un "retour sûr à l'école serait garanti, malgré l'inflation, l'augmentation des prix des carburants et la pandémie". "Je n'ai pas de baguette magique, mais je n'épargnerai aucun effort pour réduire les difficultés" du secteur éducatif, a-t-il ajouté. De son côté, le ministre sortant, Tarek Majzoub, a déclaré que "la stabilité financière est essentielle pour pouvoir démarrer l'année scolaire", soulignant avoir travaillé sur un plan permettant d'approvisionner les enseignants en carburant, en coopération avec le ministère de l'Energie.


Le nouveau ministre de l'Economie, Amine Salam, a affirmé mardi, lors de la cérémonie de passation de pouvoirs au ministère, que ses priorités seraient le lancement effectif de la Carte d'approvisionnement, qui doit servir de substitut aux subventions sur les denrées, permettre d'"alléger le fardeau des citoyens" et la protection des consommateurs. Indiquant qu'il avait pris...