Le Palais de justice de Beyrouth. Photo d'archives ANI
Les auxiliaires de justice ont annoncé lundi qu'ils se mettaient en grève tout au long du mois de septembre, en raison de la détérioration de leurs conditions de vie et de travail dans un Liban en grave crise socio-économique.
Dans un communiqué, les auxiliaires déplorent que "la famine et la maladie s'aggravent dans notre pays, à tel point que le citoyen, de manière générale et l'auxiliaire de justice en particulier, ne parviennent plus à assurer leurs besoins quotidiens", ajoutant qu'ils "se battent pour trouver des solutions leur permettant de continuer" au vu des "crises pluridimensionnelles" qui frappent le pays.
"Les frais de transport pour se rendre au travail équivalent dorénavant au salaire d'un employé si l'essence est disponible", expliquent-ils en dénonçant les longues heures d'attente devant les stations-service. Ils dénoncent également l'effondrement de leurs revenus du fait de la vive dépréciation de la livre libanaise et de la flambée des prix. Les auxiliaires de justice font toutefois savoir qu'ils se rendront à leur lieu de travail en nombre réduit pour accomplir certaines tâches urgentes dans le cadre des délais légaux.
Les auxiliaires de justice sont des professionnels du droit qui ne sont pas magistrats, mais qui participent directement ou indirectement au service public de la justice. Parmi eux figurent, par exemple, le greffiers et les huissiers.
De nombreux secteurs du Liban sont paralysés par les crises multiformes qui ont engendré des pénuries en série, notamment en matière de carburants, de médicaments et de denrées alimentaires. La crise politique a déjà poussé l'Ordre des avocats à entamer une grève fin mai pour réclamer "l'indépendance" de la justice.
Les Libanais, dont les conditions de vie et les salaires se détériorent à vue d’œil, lancent régulièrement des cris d'alarme qui semblent tomber dans les oreilles d'un sourd, les autorités n'ayant toujours pas mis en place de réformes pour freiner l'effondrement.


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