Un homme préparant du pain dans une boulangerie à Beyrouth, le 1er juillet 2020. Photo d'archives AFP
Le ministère de l'Economie et du Commerce a annoncé vendredi que le poids du paquet (rabta) de pain libanais a été revu à la baisse, son prix demeurant toutefois inchangé, alors que les pénuries de carburants continuent de paralyser plusieurs secteurs vitaux dans un Liban en plein effondrement économique et financier.
Selon le nouveau tarif publié par le ministère, le grand paquet de pain blanc est vendu en boulangerie à 4.500 livres libanaises et à 5.000 LL dans les commerces pour un poids minimal de 915 grammes (au lieu des 950 grammes fixés le 23 août). Le petit paquet de pain se vend lui, désormais, à 2.750 LL en boulangerie et 3.250 LL dans les commerces, pour un poids minimal de 365 grammes (contre 380 grammes auparavant).
Ces prix sont basés sur le taux de change entre la livre et le dollar mais aussi sur "l’augmentation des prix des carburants et le cours du blé sur le marché mondial", précise le communiqué du ministère, qui ajoute un autre facteur, celui de la pénurie en électricité dans le pays. Les prix du sucre, de la levure, du sel et du sac plastique entrent également dans la tarification du pain libanais, alors que la Banque du Liban subventionne les importations de blé à 100% au taux officiel. La communiqué précise, en outre, que l'augmentation des salaires des employés, ainsi que la réduction de la distribution du pain dans les commerces, qui est passée de 90% à 70%, entrent également en ligne de compte.
Face à la pénurie de carburants depuis plusieurs mois, les minoteries et les boulangeries peinent à assurer leur production de farine et de pain.

