Face à la crise des carburants qui ne cesse de s’aggraver, le chef de l’État Michel Aoun a affirmé qu’il continuera « à travailler jusqu’à ce que nous puissions trouver les solutions ». « Nous n’avons épargné aucun moyen » pour trouver une solution à la crise, « y compris l’accord conclu avec l’Irak pour importer les carburants et qui devrait être mis en œuvre le mois prochain », a-t-il ajouté lors d’un message à la nation samedi soir, après la réunion tenue plus tôt au palais de Baabda pour discuter de la crise des carburants.
« La décision prise par le gouverneur de la Banque du Liban de lever les subventions sur les carburants a aggravé la crise », a déploré M. Aoun. Il a rappelé qu’à la suite de cette décision, il a appelé à une réunion extraordinaire du Conseil des ministres pour discuter d’une solution globale à la crise, « mais le Premier ministre (sortant) a estimé que le Conseil des ministres ne se réunit pas durant la période d’expédition des affaires courantes ». Il s’est alors dirigé vers la Chambre qui, « malheureusement (…), s’est contentée d’appeler à la formation du gouvernement et à la mise en application de la carte d’approvisionnement avant de lever les subventions ».
« J’ai voulu être franc pour que vous sachiez qu’on essaie de bloquer toute idée, proposition ou initiative, comme s’il fallait que la situation s’effondre encore plus et que les citoyens souffrent davantage », a dénoncé M. Aoun. Et d’insister : « Je continuerai à travailler jusqu’à ce que nous trouvions des solutions. Je ne serai pas affecté par les surenchères ou les campagnes médiatiques, et je n’abandonnerai pas mes devoirs et responsabilités. Malheureusement, tous les services de l’État censés prendre des décisions ont été perturbés».


Qu'il aille se coucher, un mandat désastreux et il se réveille en pleine déroute ... trop tard, mille fois trop tard
08 h 50, le 24 août 2021