Photo d'illustration ANI
Le syndicat des éleveurs de volailles au Liban a lancé mardi "un cri de détresse", appelant les responsables à sauver ce secteur qui souffre de la pénurie de mazout "avant qu'il ne soit trop tard", alors que les hydrocarbures se font de plus en plus rares dans un Liban en plein effondrement socio-économique.
Dans un communiqué de presse, le président du syndicat, Walim Boutros, a appelé les dirigeants à "fournir le plus vite possible du mazout aux fermes et aux centres de production avant qu'il ne soit trop tard". "Nous ne pouvons plus nous procurer du mazout, ni auprès des stations-service ni auprès des importateurs, ni sur le marché noir", a-t-il déploré. "Plusieurs centres de production de volailles et abattoirs ont arrêté un nombre de leurs lignes de production", a également regretté le syndicaliste.
Le syndicat a ainsi mis en garde contre une "catastrophe qui entraînera l'arrêt de travail dans les centres de production et la mort de dizaines de millions de volailles dans les fermes si les responsables n'assument pas leurs responsabilités et ne procurent pas de carburant au secteur et à tout le pays". Il a enfin rappelé que ce secteur est important pour la sécurité alimentaire des Libanais vu qu'il constitue la seule source de protéines produite localement et qu'il assure des emplois à plus de 20.000 familles, espérant éviter une "catastrophe nationale" due à la paralysie de ce secteur.
Les éleveurs de volailles avaient déjà agité la menace d'une "catastrophe" au début du mois en raison des pénuries de mazout, produit essentiel servant à alimenter les groupes électrogènes privés palliant le rationnement de l'électricité régulière. Le Liban connaît en effet de longues heures de rationnement de courant électrique en raison des pénuries d'hydrocarbures dans le pays. Le nouveau mécanisme de subventions des carburants, financé à partir des réserves obligatoires en devises des banques auprès de la Banque du Liban, demeure en effet sans succès.


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