Une station-service fermée au Liban. Photo Marc Fayad
Le ministère de l'Energie a annoncé mercredi les nouveaux tarifs des carburants au Liban, marqués par une légère hausse des prix de l'essence et du mazout, et une hausse plus considérable de celui du gaz.
Selon les nouveaux tarifs, les 20 litres d'essence 95 octanes s'échangent à 71.600 L.L. suite à une augmentation de 1.500 L.L., alors que le bidon d'essence 98 octanes (quasiment introuvable au Liban) qui a augmenté de 1.600 L.L., se vend désormais à 73.800 L.L. Le prix du mazout a légèrement augmenté de 1.100 livres libanaises et atteint les 55.500 L.L. pour les 20 litres. Le tarif de la bonbonne de gaz a, lui, augmenté considérablement, passant de 41.600 L.L. à 45.900 L.L., suite à une majoration de 4.300 L.L.
La semaine dernière, les prix des carburants avaient fortement augmenté à deux reprises, sur fond de crise socio-économique et financière au Liban. Les files d’attente interminables devant les stations-service se poursuivent au quotidien, malgré la forte hausse des prix, initialement présentée comme une solution aux problèmes d’approvisionnement en hydrocarbures. Les syndicats concernés avaient pourtant annoncé la semaine dernière que les importateurs avaient pu réceptionner des quantités de carburant suffisantes pour une quinzaine de jours, sans que cela ne semble jusqu'à présent permettre une accalmie devant les pompes.
Le rationnement est dû, selon les différents professionnels du secteur, à des modifications apportées par la Banque du Liban (BDL) au mécanisme de subventions. Si l’ancien système permettait aux importateurs d’échanger leurs livres contre des dollars délivrés par la BDL à la parité officielle de 1 507,5 livres pour un dollar afin d’assurer 90 % des montants de leurs factures, avec à charge pour eux de fournir les 10 % restants, le nouveau système, entériné par un accord exceptionnel entre la présidence, l’exécutif et la banque centrale, leur permet en effet d’obtenir 100 % des dollars requis à un taux de 3 900 livres.


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