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Monde - France

De plus en plus d’élus s’indignent de la probable arrivée d’un haut responsable émirati à la tête d’Interpol

Sept élus français, notamment de la majorité présidentielle, ont dénoncé hier, dans une tribune parue dans Le Monde, la possible élection à la tête d’Interpol d’un haut responsable policier des Émirats arabes unis, mis en cause dans la répression des militants des droits humains. Sous le titre « Interpol n’est pas à vendre au plus offrant », le collectif d’élus de Lyon et sa région (Sud-Est), où se trouve le siège d’Interpol, estime que le seul candidat déclaré, le général Nasser Ahmad Nasser al-Raisi, est « à la tête d’une administration de tortionnaires », dont le pays « vient de faire un gros chèque au budget d’Interpol ». Les signataires craignent « un nouvel affront » risquant d’emporter « la vénérable institution » après l’arrestation fin 2018 de l’ancien titulaire chinois Meng Hongwei dans son pays. « Qu’il ne se trouve pas, parmi les élites des nations adhérentes à Interpol, un seul candidat probe et intègre, sans sang sur les mains, serait (...) assurément le chant du cygne d’Interpol », poursuivent-ils, évoquant le spectre d’une future notice rouge visant M. Raisi. Parmi eux, le député LREM (majorité présidentielle) Bruno Bonnell, ou la sénatrice communiste Cécile Cukierman, ou encore l’ancien président de la métropole de Lyon David Kimelfeld. La semaine dernière, trente-cinq parlementaires français menés par le député Hubert Julien-Laferrière, également signataire de la tribune au Monde, avaient écrit à Emmanuel Macron pour demander que Paris s’oppose à cette candidature. Chargé des forces de sécurité émiraties, M. Raisi est visé depuis la mi-juin en France par une plainte pour « tortures » à l’encontre de l’opposant Ahmad Mansoor, détenu à l’isolement depuis plus de quatre ans, déposée par l’ONG Gulf Centre for Human rights (GCHR).


Sept élus français, notamment de la majorité présidentielle, ont dénoncé hier, dans une tribune parue dans Le Monde, la possible élection à la tête d’Interpol d’un haut responsable policier des Émirats arabes unis, mis en cause dans la répression des militants des droits humains. Sous le titre « Interpol n’est pas à vendre au plus offrant », le collectif d’élus...

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Sous le régime de l'empire ottoman les dignitaires du régime achetaient leurs charges auprès de la porte sublime. Actuellement les institutions internationales vendent-ils les charges au plus offrant?.

DAMMOUS Hanna

18 h 29, le 26 juin 2021

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Commentaires (1)

  • Sous le régime de l'empire ottoman les dignitaires du régime achetaient leurs charges auprès de la porte sublime. Actuellement les institutions internationales vendent-ils les charges au plus offrant?.

    DAMMOUS Hanna

    18 h 29, le 26 juin 2021

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