L'entrée du Tribunal spécial pour le Liban à La Haye, aux Pays-Bas. Photo d'archives AFP
Le rassemblement de Saydet el-Jabal a appelé lundi les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU à trouver un financement d’urgence au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), estimant que l’arrêt du fonctionnement de cette instance constituait un « permis de tuer » pour les auteurs des assassinats politiques au Liban.
Lors d’une conférence de presse à Beyrouth à l’issue d’une réunion à laquelle participaient plusieurs personnalités souverainistes, dont l’ancien député Marwan Hamadé, le rassemblement a fustigé l’arrêt du financement du TSL.
« Nous exhortons les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité qui ont cautionné la mise en place du TSL, d’assumer leurs responsabilités et d’agir immédiatement pour assurer le financement nécessaire du tribunal, afin de préserver la justice, la stabilité et la paix civile au Liban », a affirmé le communiqué. Il a estimé que l’arrêt de la mission du TSL encourageait les auteurs des assassinats à poursuivre leur action maléfique et leur délivrait « un permis de tuer ». Le communiqué a souligné que les assassinats ne s’étaient pas interrompus comme en témoignent « le meurtre de Lokman Slim, Mounir Abou Rjeily et Joe Bejjani qui semblent étroitement liés » à l’explosion du port, dont le déroulement de l’enquête a illustré l'incapacité de la justice libanaise.
Mis en place en 2009 après une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour juger les personnes accusées de l'attentat à Beyrouth qui avait coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et à 21 autres personnes en 2005, le TSL a fait savoir qu'il risquait de disparaître d'ici fin juillet sans pouvoir mener à bien son mandat, en raison de graves difficultés financières liées à la pandémie et à la crise économique au Liban.
Le TSL est tributaire des contributions volontaires des pays donateurs à hauteur de 51% de son budget. Les 49% restants sont financés par le Liban, qui connaît sa pire crise économique de son histoire.
Lors d’une conférence de presse à Beyrouth à l’issue d’une réunion à laquelle participaient plusieurs personnalités souverainistes, dont l’ancien député Marwan Hamadé, le rassemblement a fustigé l’arrêt du financement du TSL.
« Nous exhortons les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité qui ont cautionné la mise en place du TSL, d’assumer leurs responsabilités et d’agir immédiatement pour assurer le financement nécessaire du tribunal, afin de...

