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Dernières Infos - Pénurie De Carburant

Brax appelle l'exécutif et la BDL à "prendre immédiatement des mesures"

Brax appelle l'exécutif et la BDL à

Photo d'illustration ANI

Le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a appelé jeudi la Banque du Liban (BDL) et l'exécutif libanais, à savoir le gouvernement de Hassane Diab qui n'est normalement chargé que de l'expédition des affaires courantes, à "prendre immédiatement des décisions" pour assurer l'approvisionnement en carburant dans le pays, qui connaît une pénurie sévère. Décrivant "l'humiliation" subie autant par les citoyens qui font la file parfois des heures pour ne remplir qu'une partie de leur réservoir que par des propriétaires de stations-service, M. Brax a exigé des "explications claires" concernant l'avenir des subventions sur les produits hydrocarbures. 

Le rationnement du carburant est dû, selon les différents professionnels du secteur, à des modifications apportées par la Banque du Liban au mécanisme de subventions permettant aux importateurs d'obtenir des dollars au taux officiel de 1.507,5 livres pour un billet vert, ce qui ralentit, voire paralyse, le déchargement des navires de ravitaillement et donc l'approvisionnement des stations. A cela s'ajoutent les craintes des Libanais d'une levée de ces subventions sur le carburant.

"La Banque du Liban n'a toujours pas donné son autorisation préalable aux sociétés importatrices pour qu'elles permettent aux navires-citernes qui sont arrivés ou vont arriver dans les prochains jours au large du Liban de décharger leurs cargaisons de carburant", a confirmé M. Brax, qui a souligné que "des contacts sont actuellement menés pour tenter de trouver des solutions". "Pour quelles raisons veulent-ils continuer à humilier les citoyens et les propriétaires de stations-service ?", s'est interrogé le porte-parole, qui a déploré le timing de cette crise "avant un été prometteur au cours duquel on attend de nombreux expatriés" qui risquent d'annuler leur voyage. "Ceux qui ont dépensé des dizaines de milliards de dollars provenant de l'argent des déposants peuvent bien dépenser quelques millions pour sauver la saison estivale", a-t-il souligné.

Il a ajouté que sans ces nouveaux stocks à décharger des navires, "les quantités de carburant disponibles sur le territoire libanais sont limitées et ne tiendront pas longtemps". Georges Brax a dès lors exhorté les responsables concernés à "prendre immédiatement des décisions cruciales et à approuver l'ouverture des lignes de crédit demandées". "Mettre un terme aux importations et laisser le pays sans carburant est un crime dévastateur", a-t-il déclaré. "Que le gouvernement et la BDL expliquent clairement ce qu'ils veulent faire" sur la question des subventions, a-t-il ajouté, proposant un plan de levée de ce mécanisme à répartir sur quatre mois. "Et si l'exécutif veut conserver les subventions en l'état, qu'il prenne des mesures pour assurer les dollars nécessaires". 

Le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a appelé jeudi la Banque du Liban (BDL) et l'exécutif libanais, à savoir le gouvernement de Hassane Diab qui n'est normalement chargé que de l'expédition des affaires courantes, à "prendre immédiatement des décisions" pour assurer l'approvisionnement en carburant dans le pays, qui connaît une pénurie sévère. Décrivant "l'humiliation" subie autant par les citoyens qui font la file parfois des heures pour ne remplir qu'une partie de leur réservoir que par des propriétaires de stations-service, M. Brax a exigé des "explications claires" concernant l'avenir des subventions sur les produits hydrocarbures. Le rationnement du carburant est dû, selon les différents professionnels du secteur, à des modifications apportées par la Banque du...