Un policier saoudien épluchant des cargaisons de grenades remplies d'amphétamines. Photo d’archives tirée du compte Twitter de l’agence saoudienne SPA @SPAregions
Le président de la commission parlementaire de l'Economie, le député Farid Boustani, a affirmé lundi qu'"il y avait des signes positifs pour une solution" à l'affaire de la possible interdiction de toutes les exportations libanaises vers l'Arabie saoudite sur fond de lutte contre le trafic de drogue en provenance du Liban. Lors d'une conférence de presse, le député a refusé d'en dire plus pour l'instant et a annoncé qu'un communiqué commun sera publié par le bureau de la ministre par intérim des Affaires étrangères et ministre sortante de la Défense, Zeina Acar, et par la commission parlementaire, et ce pour que "nous ne répétions pas la même chose ni ne disions quelque chose qui prête à confusion en raison de la gravité de la question".
Interrogé par des journalistes quant à la présence de "signes positifs en vue d'une solution", il a répondu par un "oui", et indiqué que "certaines choses avaient été réalisées" et que le Liban continuerait à œuvrer pour lutter contre la contrebande. "C'est une affaire grave, (aux répercussions) dangereuses. Lorsque la déclaration commune sera publiée, d'ici quelques heures, vous saurez ce qui s'est passé et ce que nous allons immédiatement entreprendre", a assuré le député à l'issue d'une réunion de la commission en présence des ministres concernés du gouvernement sortant.
Cette réunion fait suite à la mise en garde de l’ambassadeur du Liban en Arabie saoudite, Fawzi Kabbara, qui a prévenu vendredi dernier le ministère libanais des Affaires étrangères que les autorités saoudiennes s’apprêteraient à bannir toutes les importations en provenance du Liban à partir de la seconde moitié du mois de juin, le pays du Cèdre n’ayant pas pris les mesures adéquates pour freiner la contrebande, notamment le trafic de drogue, en direction du royaume. Cet avertissement intervient alors que, fin avril, Riyad avait suspendu les importations de fruits et légumes libanais comme mesure de rétorsion après avoir découvert une cargaison d’amphétamines cachées dans des grenades en provenance du Liban, via la Syrie. Selon plusieurs professionnels du secteur, contactés par L’Orient-Le Jour, Riyad avait toutefois déjà banni l’ensemble des importations libanaises à la même période.


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