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Ouverture du procès en appel de l'affaire "Air cocaïne"

Ouverture du procès en appel de l'affaire

Un avion Air France. Photo d'archives AFP

Le procès en appel de l'affaire "Air cocaïne", avec ses 26 valises chargées de 680 kilos de poudre blanche chargées dans un jet à Punta Cana (République Dominicaine), s'est ouvert lundi à Aix-en-Provence (sud de la France) en présence des deux pilotes et quatre autres accusés.

Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes, sont arrivés avec leurs deux avocats sans faire de déclaration. Leur avocat, Me Antoine Vey, a simplement glissé que les deux hommes étaient "prêts" pour ce nouveau procès, après leur condamnation à six ans de prison en première instance en 2019 par la cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône en France.

Les juges français avaient alors estimé que les deux pilotes avaient sciemment participé à un trafic de drogue transatlantique en bande organisée. Un coup dur pour eux qui espéraient l'acquittement. Ils ont toujours juré qu'ils ne savaient pas qu'il y avait 680 kilos de drogue à bord du Falcon 50 lorsqu'il ont été arrêtés une nuit de mars 2013 sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana.

La justice dominicaine avait condamné les quatre occupants du Falcon à 20 ans de prison.

Bénéficiant d'un comité de soutien très actif, les deux pilotes avaient fui, en octobre 2015, la République Dominicaine où ils avaient été détenus durant 15 mois, dans des conditions qu'ils ont décrites comme épouvantables devant la cour d'assises spéciale française. Aujourd'hui sexagénaires, Pascal Fauret est gardien de propriété et Bruno Odos employé dans une société de damage des pistes de ski.

A leurs côtés au tribunal, les deux cogérants de la société d'aviation d'affaires qui les employait, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, eux aussi condamnés à six ans de prison en 2019. Ce dernier indique aujourd'hui être ouvrier agricole.

Dans le box des accusés, Ali Bouchareb, un Stéphanois de 50 ans, est le seul à comparaître détenu. Il avait écopé de la peine la plus lourde lors du premier procès: 18 ans de réclusion. Il purge également une autre peine de neuf ans pour trafic de stupéfiants à la prison de Lyon.

A l'ouverture des débats lundi matin, la cour a étudié les demandes de renvoi des avocats de la défense.

Un mois de procès

Tous regrettent que les deux passagers du jet privé n'aient toujours pas été jugés en France et qu'ils soient appelés seulement en tant que témoins pour être entendus dans ce procès.

"Ca ne se fait pas", a insisté Me Céline Astolfe, avocate de Fabrice Alcaud. "On fait ce que l'on peut pour que la justice avance", lui a répondu le représentant de l'accusation Pierre Cortes, détaillant les raisons pour lesquelles ils n'ont toujours pas pu être jugés.

Le premier, Nicolas Pasapia, a été condamné à 20 ans de prison en République dominicaine dans cette affaire où il est assigné à résidence, sans possibilité de venir en France. Le second, Alain Castany, aujourd'hui âgé de 76 ans, a été condamné à la même peine mais a pu être rapatrié en France. Néanmoins il n'est pas en mesure de comparaître, seulement d'être entendu comme témoin, selon une expertise médicale.

La présidente, Annick Corona, a annoncé après délibération surseoir à statuer face à ces demandes, sans pour autant renvoyer le procès. Tous encourent des peines allant jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.

La cour, composée pour ce dossier uniquement de magistrats professionnels, doit examiner ce dossier fleuve et médiatique jusqu'au 9 juillet.

Le procès en appel de l'affaire "Air cocaïne", avec ses 26 valises chargées de 680 kilos de poudre blanche chargées dans un jet à Punta Cana (République Dominicaine), s'est ouvert lundi à Aix-en-Provence (sud de la France) en présence des deux pilotes et quatre autres accusés.Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes, sont arrivés avec leurs deux avocats sans faire de déclaration. Leur avocat, Me Antoine Vey, a simplement glissé que les deux hommes étaient "prêts" pour ce nouveau procès, après leur condamnation à six ans de prison en première instance en 2019 par la cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône en France.Les juges français avaient alors estimé que les deux pilotes avaient sciemment participé à un trafic de drogue transatlantique en bande organisée. Un coup dur pour eux qui espéraient...