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Les rebelles houthis accusés d'empêcher la vaccination

Les rebelles houthis accusés d'empêcher la vaccination

Des rebelles houthis à Sanaa, le 21 septembre 2019. Photo d'archives AFP

 L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé mardi les rebelles houthis du Yémen d'empêcher la vaccination contre le Covid-19 dans les territoires qu'ils contrôlent en dépit de l'augmentation des cas dans ce pays ravagé par la guerre.

Depuis le début de la pandémie, ces rebelles proches de l'Iran et au pouvoir dans la grande majorité du nord du Yémen, communiquent très rarement sur la pandémie, n'ayant annoncé qu'un seul cas de décès. "Les autorités des houthis au Yémen ont empêché les informations sur les dangers et l'impact du Covid-19 et sapé les efforts internationaux visant à fournir des vaccins dans les zones sous leur contrôle", a dénoncé HRW dans un communiqué. "Aucun vaccin n'a atteint les zones contrôlées par les houthis", a regretté l'ONG, appelant les rebelles à "prendre des mesures immédiates" pour la vaccination de la population et "cesser de diffuser des informations erronées sur le virus". "La décision délibérée des autorités des houthis de taire le nombre réel de cas de Covid-19 et leur opposition aux vaccins mettent en danger la vie des Yéménites", a déclaré Michael Page, directeur adjoint pour le Moyen-Orient à HRW.

Fin mars, le Yémen a reçu 360.000 doses du vaccin AstraZeneca dans le cadre du mécanisme Covax de l'ONU destiné à approvisionner les pays les plus pauvres. Le plan, qui comprend 1,9 million de doses que le pays devrait recevoir en 2021, prévoit la livraison d'une partie de ces doses aux zones contrôlées par les houthis. "Le refus des (rebelles) de coopérer avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le gouvernement yéménite a empêché les vaccins d'atteindre le nord du pays", a indiqué HRW, citant une source médicale.

Selon l'ONG, "les vaccinations n'ont lieu que dans le sud", contrôlé par le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par l'Arabie saoudite. Au total, le pays d'environ 30 millions d'habitants a enregistré officiellement plus de 6.700 contaminations et 1321 décès.

Mais plus de six ans de guerre entre le gouvernement et les Houthis ont dévasté un système de santé déjà fragile dans ce pays où les deux tiers de la population dépendent de l'aide humanitaire.

 L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé mardi les rebelles houthis du Yémen d'empêcher la vaccination contre le Covid-19 dans les territoires qu'ils contrôlent en dépit de l'augmentation des cas dans ce pays ravagé par la guerre.Depuis le début de la pandémie, ces rebelles proches de l'Iran et au pouvoir dans la grande majorité du nord du Yémen, communiquent très rarement sur la pandémie, n'ayant annoncé qu'un seul cas de décès. "Les autorités des houthis au Yémen ont empêché les informations sur les dangers et l'impact du Covid-19 et sapé les efforts internationaux visant à fournir des vaccins dans les zones sous leur contrôle", a dénoncé HRW dans un communiqué. "Aucun vaccin n'a atteint les zones contrôlées par les houthis", a regretté l'ONG, appelant les rebelles à "prendre des mesures immédiates"...