Le drapeau iranien devant le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique, à Vienne, le 9 septembre, 2019. REUTERS/Leonhard Foeger/File Photo
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait état jeudi de discussions avec l'Iran pour préserver un maintien de la surveillance des installations nucléaires, et permettre ainsi aux négociations destinées à sauver l'accord de 2015 de se poursuivre.
"L'Agence et l'Iran sont actuellement en consultations", a indiqué dans une brève déclaration transmise à l'AFP le gendarme onusien du nucléaire, dont le siège est basé à Vienne. Son directeur général Rafael Grossi avait annoncé le 21 février la conclusion avec la République islamique d'un "accord bilatéral technique" d'une durée de trois mois afin de "maintenir un degré nécessaire de surveillance et de vérification". Il s'était auparavant rendu en urgence à Téhéran pour tenter de trouver une solution avant que n'entre en vigueur une nouvelle loi limitant les inspections de ses agents sur le terrain.
L'Iran s'est notamment engagé à fournir l'ensemble des données des caméras et autres outils si les sanctions américaines sont levées à l'issue de la période. Mais ce pacte arrive à terme, alors que les Européens qui négocient actuellement à Vienne ont appelé Téhéran à le prolonger en attendant de parvenir à un résultat.
Selon les pays de l'E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), "l'accès de l'agence est évidemment essentiel" dans la réussite des efforts "pour rétablir le plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais). Ce dernier, conclu en 2015 pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, est moribond depuis le retrait des Etats-Unis en 2018.
Le nouveau président américain Joe Biden, qui veut revenir dans l'accord, a engagé début avril dans la capitale autrichienne des pourparlers indirects avec les Iraniens pour déterminer quelles sanctions Washington doit lever en échange d'un retour au stricte respect par Téhéran de ses obligations.

