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Plus de 1.500 manifestants appellent à chasser l'ambassadeur d'Israël

Plus de 1.500 manifestants appellent à chasser l'ambassadeur d'Israël

Manifestation de solidarité avec les Palestiniens, devant l'ambassade israélienne à Amman, en Jordanie, le 9 mai 2021. Photo REUTERS/Muath Freij

Islamistes, militants de gauche ou simples citoyens, plus de 1.500 personnes brandissant des drapeaux palestiniens et jordaniens ont réclamé lundi à Amman "l'expulsion" de l'ambassadeur d'Israël en réaction aux heurts violents à Jérusalem entre Palestiniens et policiers israéliens.

Tenus comme la veille à distance de l'ambassade par un imposant cordon de sécurité, les manifestants portaient des banderoles où l'on pouvait lire "ni ambassade ni ambassadeur","Abandon de l'accord humiliant et honteux de Wadi Araba" (l'accord de paix de 1994 entre Israël et la Jordanie).

Les partisans des Frères musulmans, les plus nombreux, étaient arrivés en arborant leurs drapeaux verts, mais ont accepté de les ranger à la demande des autres manifestants en signe d'unité.

Les manifestants ont scandé que "Wadi Araba n'est pas la paix c'est une capitulation", "Avec notre âme et notre sang, nous nous sacrifions pour toi Ô Al-Aqsa", "Chassons l'ambassade et l'ambassadeur d'Israël de Rabieh", quartier chic d'Amman où est située l'ambassade. Ils ont brûlé un drapeau de l'Etat hébreu en criant "mort à Israël".

"Nous sommes ici pour envoyer un message d'appui au peuple palestinien. Nous saluons sa lutte et sa fermeté dans la défense de la mosquée Al-Aqsa, de Jérusalem et de la dignité de la nation arabe et islamique", a expliqué Dima Al-Khatib, une étudiante de 24 ans, coiffée d'un hijab blanc et portant un keffieh palestinien blanc et noir sur ses épaules.

Des centaines de Palestiniens ont été blessés lundi lors de nouveaux affrontements avec des policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, après un week-end de violences dans la Ville sainte, selon les secouristes palestiniens.

La reprise des violences a coïncidé avec "la Journée de Jérusalem", marquant selon le calendrier hébraïque la conquête de Jérusalem-Est par l'Etat hébreu.

Recevant lundi les ambassadeurs de l'Union européenne à Amman, les ministre jordanien des Affaires étrangères par intérim Ali Al-Ayed, a qualifié "de crime, d'agression brutale et de violation flagrante l'action menée par la police et les forces spéciales dans la mosquée d'Al-Aqsa".

Il a appelé l'UE et ses pays membres à "faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses violations et ses attaques contre la mosquée Al-Aqsa et contre les habitants de Jérusalem, notamment ceux de Cheikh Jarrah qui luttent pour préserver leur droit légitime à leurs maisons".


Islamistes, militants de gauche ou simples citoyens, plus de 1.500 personnes brandissant des drapeaux palestiniens et jordaniens ont réclamé lundi à Amman "l'expulsion" de l'ambassadeur d'Israël en réaction aux heurts violents à Jérusalem entre Palestiniens et policiers israéliens.Tenus comme la veille à distance de l'ambassade par un imposant cordon de sécurité, les manifestants...