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Dernières Infos - Liban

Formation du gouvernement: le groupe de Joumblatt réitère son appel à un compromis

Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives ANI

Le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique, affilié au Parti socialiste progressiste (PSP) du leader druze Walid Joumblatt, a réitéré jeudi son appel à un compromis afin de permettre la formation d'un nouveau gouvernement qui se fait attendre depuis bientôt neuf mois, du fait d'un bras de fer politique entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par Teymour Joumblatt, député du Chouf et fils de Walid Joumblatt, le Rassemblement démocratique a estimé que "le refus de toutes les propositions de compromis de la part des protagonistes concernés aggrave le blocage et présage d'une grande déflagration dont tout le monde, sans exception, paiera le prix". "Seul le compromis serait à même de jeter les bases d'un processus de sauvetage du pays", a souligné le groupe parlementaire dans un message adressé autant au Premier ministre désigné, Saad Hariri, qu'au président de la République, Michel Aoun, et à leurs camps politiques respectifs.

Pour la formation joumblattiste, le compromis requiert une "décision courageuse de la part des protagonistes concernés, en commençant par ne plus hypothéquer le pays pour des intérêts personnels ou des paris sur des changements extérieurs", a ajouté le bloc, appelant les protagonistes en question à "faire preuve d'un peu de modestie, au profit de l'intérêt du peuple et du pays". 

Lors de son dernier entretien avec Michel Aoun, le 20 mars dernier, Walid Joumblatt avait proposé la formation d'un cabinet de 24 ministres sans tiers de blocage. Un projet de solution saisi au vol par le président de la Chambre, Nabih Berry. Mais jusque-là, ni le président Aoun ni le Premier ministre désigné Saad Hariri n'ont donné suite à cette initiative.

En outre, le Rassemblement démocratique a appelé le gouvernement sortant de Hassane Diab à "arrêter de se dérober à ses responsabilités" et à "approuver la décision de rationaliser les subventions, ainsi que le lancement des cartes électroniques d'approvisionnement", dans un contexte de crise économique, financières et sociale aiguë. Jusque là, l'importation de carburants et d'autres matières de première nécessité bénéficient de subventions de la part de la Banque du Liban. Sauf que l'arrêt de celles-ci est prévu fin mai, les réserves de la banque centrale arrivant à épuisement.

Par ailleurs, le bloc parlementaire a appelé les autorités et les formations politiques libanaises à "prendre des mesures fermes" pour lutter contre la contrebande et le trafic de drogue, notamment après la décision prise il y a quelques jours par l'Arabie saoudite de suspendre l'importation de fruits et légumes en provenance du Liban, en réaction à une saisie de drogue dans le royaume, dissimulée dans une cargaison de grenades en provenance du pays du cèdre.

Le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique, affilié au Parti socialiste progressiste (PSP) du leader druze Walid Joumblatt, a réitéré jeudi son appel à un compromis afin de permettre la formation d'un nouveau gouvernement qui se fait attendre depuis bientôt neuf mois, du fait d'un bras de fer politique entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri.Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par Teymour Joumblatt, député du Chouf et fils de Walid Joumblatt, le Rassemblement démocratique a estimé que "le refus de toutes les propositions de compromis de la part des protagonistes concernés aggrave le blocage et présage d'une grande déflagration dont tout le monde, sans exception, paiera le prix". "Seul le compromis serait à même de jeter les...