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Culture - Festival

Montpellier Danse 2021 : un art de la résistance par temps de pandémie

Cette 39e édition « tournée vers un avenir encore à définir » va privilégier le plein air ainsi que des créations chorégraphiques françaises signées Maud Le Pladec, Rachid Ouramdane ou Angelin Preljocaj.

Du 23 juin au 16 juillet, Montpellier Danse célébrera « la danse comme un art de la résistance » par temps de pandémie, a promis Jean-Paul Montanari, le directeur de ce festival.

« Danser a à voir avec la liberté, la joie, la sensualité... C’est comme un symbole de la période terrifiante que nous sommes en train de traverser, la danse comme art de la résistance, ça veut dire “Nous ne sommes pas finis” », a expliqué M. Montanari lors d’une présentation virtuelle de la riche programmation de cette 39e édition. Celle-ci est, selon lui, une illustration du « chaos » engendré par la pandémie du nouveau coronavirus avec 40 % de reports du festival annulé en 2020. Mais l’édition 2021 se veut « tournée vers un avenir encore à définir avec de nombreuses créations ». Celles notamment des dirigeants de Centres chorégraphiques nationaux comme Maud Le Pladec (Orléans), Rachid Ouramdane (Grenoble) ou Angelin Preljocaj (Aix-en-Provence).

« Corps extrêmes » et « Comédie dansée »…

En ouverture, le public pourra découvrir les Corps extrêmes de Rachid Ouramdane, explorant les limites de la pesanteur à travers des voltigeurs ou des danseurs en quête de hauteur. Après avoir présenté il y a plusieurs années à Montpellier Empty Moves, chorégraphie sur une performance de John Cage qui déconstruisait par phonèmes l’ouvrage du philosophe Henry David Thoreau La désobéissance civile, Preljocaj récidive avec une pièce sur une bande-son mêlant des cours du philosophe Gilles Deleuze sur L’Éthique de Spinoza à la guitare électrique de Jimi Hendrix.

En clôture, coïncidant avec le sommet France-Afrique prévu à Montpellier du 8 au 11 juillet, le chorégraphe burkinabé Salia Sanou créera une Comédie dansée sur des textes de Gaël Faye et une musique du Congolais Lokua Kanza.

Annulé, le festival estival 2020 avait tenté de « migrer vers l’automne » en mettant en place toutes les mesures sanitaires nécessaires, mais s’était heurté à la fermeture des lieux culturels toujours en cours. « On a eu la chance de jouer entre ces deux étés, en septembre/octobre, et on a pu montrer un certain nombre de créations, notamment dans l’écrin de l’Opéra Comédie l’enthousiasmant Lovetrain2020 d’Emmanuel Gat », a souligné M. Montanari.

Pour l’été à venir, l’équipe de Montpellier Danse a dû « lever le pied sur la programmation de compagnies internationales en raison des complications sanitaires », a poursuivi celui qui dirige ce festival depuis sa création dans cette cité devenue place forte de la chorégraphie contemporaine. Elle a aussi décidé de « privilégier le plein air », notamment grâce à ses lieux à ciel ouvert, comme l’Agora. Mais aussi de consacrer la dernière semaine du festival à une programmation cinématographique en rapport avec la danse.

AFP


Du 23 juin au 16 juillet, Montpellier Danse célébrera « la danse comme un art de la résistance » par temps de pandémie, a promis Jean-Paul Montanari, le directeur de ce festival. « Danser a à voir avec la liberté, la joie, la sensualité... C’est comme un symbole de la période terrifiante que nous sommes en train de traverser, la danse comme art de la résistance, ça veut dire “Nous ne sommes pas finis” », a expliqué M. Montanari lors d’une présentation virtuelle de la riche programmation de cette 39e édition. Celle-ci est, selon lui, une illustration du « chaos » engendré par la pandémie du nouveau coronavirus avec 40 % de reports du festival annulé en 2020. Mais l’édition 2021 se veut « tournée vers un avenir encore à définir avec de nombreuses...
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