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Wehbé évoque à Athènes la question des réfugiés syriens

Wehbé évoque à Athènes la question des réfugiés syriens

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé. Photo d'archives ANI

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, a été reçu vendredi à Athènes par son homologue grec, Nikos Dendias, dans le cadre d'une réunion qui a regroupé le Liban, la Grèce et Chypre autour des développements dans la région. M. Wehbé a profité de cette occasion pour évoquer plusieurs dossiers avec ses homologues, notamment celle du flux de réfugiés dans le bassin méditerranéen.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le ministre libanais sortant a également discuté des questions de lutte contre le terrorisme et de stabilité et de sécurité. "Les défis auxquels nous faisons face dans l'est du bassin méditerranéen sont de taille et pourraient affecter l'avenir du Liban. C'est pourquoi les solutions doivent être radicales, et nous ne devons pas nous contenter d'administrer des +analgésiques+", a estimé Charbel Wehbé, espérant une contribution de l'ONU sur ces dossiers.

"Le Liban accueille 1,5 million de réfugiés syriens et environ 500.000 réfugiés palestiniens depuis 1948", a rappelé le ministre libanais. "Le Liban supporte ce fardeau, alors qu'aucun autre pays du monde n'a un tel ration entre le nombre de réfugiés et celui de la population", a rappelé M. Wehbé. Il a estimé que cela "nécessite un soutien total de la part de la communauté internationale, afin que le Liban en soit seul à gérer cela". "Nous devons remercier la Grèce et Chypre pour leur compréhension de cette situation", a conclu le responsable libanais. Quant à M. Dendas, il a souligné qu'Athènes travaille sur "des plans trilatéraux et multilatéraux basés sur le respect mutuel et les valeurs partagées afin de renforcer les liens entre la Grèce, le Liban et Chypre".

Le pays du Cèdre accueille 1,5 millions de réfugiés syriens, d'après les autorités locales, dont moins d'un million sont enregistrés auprès des Nations unies. Le mois dernier, le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab, avait appelé la communauté internationale à soutenir le plan de son gouvernement pour le "retour progressif" des réfugiés syriens, rappelant que, pour Beyrouth, leur présence est "temporaire". Les dirigeants libanais estiment régulièrement que la crise socio-économique et financière aiguë que traverse le Liban depuis plus d'un an et demi est, au moins partiellement, due à la présence des réfugiés. Les autorités refusent de lier le retour des réfugiés syriens à une solution politique à la guerre qui ravage la Syrie. Ils estiment que de nombreuses zones contrôlées par le régime Assad sont désormais "sûres".

Le mois dernier, les donateurs internationaux ont promis mardi 6,4 milliards de dollars d'aide en faveur du peuple syrien et de ses réfugiés, en nette baisse par rapport à l'année précédente et très en-deçà de l'objectif de 10 milliards fixé par l'ONU.


Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, a été reçu vendredi à Athènes par son homologue grec, Nikos Dendias, dans le cadre d'une réunion qui a regroupé le Liban, la Grèce et Chypre autour des développements dans la région. M. Wehbé a profité de cette occasion pour évoquer plusieurs dossiers avec ses homologues, notamment celle du flux de réfugiés...