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Dernières Infos - Enquête Sur L'explosion Au Port De Beyrouth

Sit-in d'un collectif devant le palais de Justice

Sit-in d'un collectif devant le palais de Justice

Le Palais de justice de Beyrouth. Photo d'archives Ani

L’Observatoire populaire de lutte contre la corruption, un collectif dont font partie Wassef Haraké, Ali Abbas et d’autres avocats activistes anti-pouvoir, a tenu vendredi un sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth afin d'exprimer leur opposition à toute politisation de l'enquête en cours sur l'explosion meurtrière du 4 août au port de la capitale.

Les protestataires, quelques dizaines, se sont rassemblés sous le slogan "L’obstruction de la justice est un crime supplémentaire", pour décrier toute interférence politique dans le cours des investigations.

Le juge Fady Sawan, prédécesseur du magistrat en charge actuellement de l'enquête, Tarek Bitar, avait été écarté en février dernier après avoir fait l’objet d’une suspicion légitime invoquée par les anciens ministres des Travaux publics et des Finances Ghazi Zeaiter et Ali Hassan Khalil qu’il avait convoqués et inculpés pour négligence.

La gigantesque double explosion du 4 août avait fait plus de 200 morts et 6.500 blessés, ravageant des quartiers entiers de la capitale. Une source informée affirme que les causes qui ralentissent les investigations sont notamment l’absence d’une commission d’enquête avec laquelle le juge d’instruction aurait collaboré et le fait que celui-ci n’a pas encore reçu un rapport d’enquête français. La société civile et les proches des victimes craignent que Tarek Bitar fasse l’objet de pressions politiques


L’Observatoire populaire de lutte contre la corruption, un collectif dont font partie Wassef Haraké, Ali Abbas et d’autres avocats activistes anti-pouvoir, a tenu vendredi un sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth afin d'exprimer leur opposition à toute politisation de l'enquête en cours sur l'explosion meurtrière du 4 août au port de la capitale.Les protestataires, quelques dizaines, se sont rassemblés sous le slogan "L’obstruction de la justice est un crime supplémentaire", pour décrier toute interférence politique dans le cours des investigations. Le juge Fady Sawan, prédécesseur du magistrat en charge actuellement de l'enquête, Tarek Bitar, avait été écarté en février dernier après avoir fait l’objet d’une suspicion légitime invoquée par les anciens ministres des Travaux publics et des...