Le président de l’union des syndicats des transporteurs routiers au Liban, Bassam Tleiss. Photo d'archives ANI
Les transporteurs routiers au Liban, durement frappés par la grave crise économique et financière qui sévit depuis l'été 2019, ont annoncé une grève générale le 7 avril sur tout le territoire, quelques heures après l'annonce d'une grève à une date encore non précisée par la CGTL.
A l'issue d'une réunion du secteur tenue au siège de la CGTL, le président de l’Union des syndicats des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, a annoncé que "mercredi prochain sera un jour de grève générale. Des convois motorisés seront également organisés sur tout le territoire sans que cela ne porte atteinte à la dignité des citoyens", a-t-il souligné. M. Tleiss a également fait savoir que l'Union des syndicats tiendra le 6 avril une conférence de presse à 10h afin d'annoncer les modalités de cette mobilisation.
Lors de son allocution, Bassam Tleiss a, entre autre, dénoncé la hausse des prix des hydrocarbures et le fait que les prix soient désormais réajustés deux fois par semaine et non plus une, comme cela était le cas par le passé.
Les prix à la pompe ont fortement augmenté depuis un mois, sur fond de dépréciation record de la livre libanaise et d'une hausse de la demande mondiale pour le pétrole. Ces prix affectent durement le secteur du transport.
Il y a quelques semaines, le secteur avait suspendu une grève qu'il comptait tenir le 15 mars pour réclamer l'annulation de contraventions dressées contre plusieurs chauffeurs et une solution à la flambée des prix des hydrocarbures. M. Tleiss avait alors justifié cette suspension par la survenue d'un accord avec les autorités pour une hausse de 30% des tarifs des transports publics et l'annulation des amendes infligées aux chauffeurs durant le confinement.


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