Un employé préparant des bouteilles d’oxygène destinées à être utilisées dans des hôpitaux au Liban. Mahmoud Zayyat/Archives AFP
Le navire libanais Rimar, transportant six camions chargés chacun de 22 tonnes d'oxygène - soit 132 tonnes au total - a été déchargé lundi matin dans le port de Tripoli, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Ce déchargement devait avoir lieu la semaine dernière mais avait été retardé, ce qui avait provoqué une crainte de pénurie et provoqué une polémique lorsque, pour y remédier, le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, s'était rendu en Syrie pour demander l'aide du régime de Damas.
Le directeur du port de Tripoli, Ahmad Tamer, a dans ce cadre affirmé que l'administration du port, les Douanes et les forces de sécurité coopéraient pour décharger cette cargaison afin que les hôpitaux soient approvisionnés "rapidement". "Un autre navire libanais, le Med Bridge, doit arriver ce soir avec quatorze camions chargés d'oxygène", a ajouté M. Tamer, précisant que "la cargaison des deux navires portait à 450 le nombre de tonnes d'oxygène" qui sera disponible sur le marché libanais.
Alors que la pandémie de coronavirus continue à faire rage dans le pays, le Liban importe de l'oxygène de plusieurs pays dont la Turquie. Face au manque présumé d'oxygène dans le pays et prétextant d'un retard des livraisons en provenance de la Turquie et des intempéries, le ministre Hassan s'était rendu de manière impromptue à Damas, d'où il avait annoncé l'importation de 75 tonnes d'oxygène. Cette visite avait aussitôt été critiquée par les détracteurs du régime Assad au Liban, la question de la normalisation des relations entre les deux pays étant toujours un facteur de discorde.


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