Les commissions parlementaires mixtes réunies au Parlement libanais, le 23 mars 2021. Photo Ali Fawwaz / Parlement libanais
Les commissions parlementaires mixtes ont approuvé mardi la proposition de loi sur la "récupération des fonds pillés", qui doit désormais être adoptée en séance plénière.
S'exprimant à l'issue de la réunion des commissions des Finances et de la Justice, le député Ibrahim Kanaan (aouniste), président de la commission des Finances, a souligné que cette approbation "montre que le Législatif fait son devoir". "Ce texte est important car il est conforme aux conventions internationales" en la matière, a-t-il souligné. "Maintenant, il est essentiel que cette loi soit bien mise en pratique une fois adoptée", a-t-il plaidé. Le parlementaire a de nouveau appelé à l'adoption d'une loi pour la création d'un tribunal spécial pour juger les crimes financiers.
Plusieurs textes sur ce sujet avaient été proposés par différents blocs politiques au cours des derniers mois avant d'être intégrés dans une même proposition de loi.
Le vice-président du Parlement, Elie Ferzli, qui présidait la réunion des commissions, a pour sa part salué une "étape importante pour les réformes alors que beaucoup pariaient sur le fait que le Parlement ne passerait pas une telle loi". Il a salué le travail déployé par le président de la commission des Finances et par les commissions mixtes pour approuver ce texte "qui prend en considération les législations internationales en la matière".
La restitution des fonds pillés ou provenant d'actes de corruption par les responsables des différents secteurs figure parmi les principales revendications du mouvement de contestation qui avait été lancé le 17 octobre 2019 au Liban, alors que le pays sombre dans une grave crise financière et socio-économique et que l'Etat s'est officiellement déclaré en défaut de paiement en mars 2020.


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