Une personne a été tuée dimanche dans un attentat à la bombe ayant fait aussi trois blessés au Sistan-Baloutchistan, province du Sud-Est de l'Iran où les troubles sont fréquents, selon l'agence officielle iranienne Irna.
L'attentat, perpétré par "un groupe terroriste lié à l'arrogance mondiale" (les Etats-Unis et leurs alliés, dans la phraséologie officielle de la République islamique) a eu lieu à 09h30 (06h00 GMT) dans la ville de Saravan, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière pakistanaise, écrit Irna. La bombe a explosé sur une place, faisant un mort et blessant "trois citoyens qui traversaient", ajoute l'agence sans plus de détails. L'attentat, commis le premier jour de l'année iranienne 1400, survient environ un mois après des heurts meurtriers au Sistan-Baloutchistan.
Selon des médias d'Etat iraniens, deux personnes, parmi lesquelles un policier, à Saravan, ont été tuées autour du 22 février dans ces violences liées à des commerces de carburant vers le Pakistan voisin. Mais le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a fait état début mars d'au moins douze morts, parmi lesquels deux mineurs, et a reproché aux forces armées d'avoir fait preuve d'un usage excessif de la force, en violation "des règles d'engagement".
Province déshéritée majoritairement sunnite et baloutche, le Sistan-Baloutchistan a été déstabilisé de 2005 à 2010 par une rébellion menée par un groupe baloutche sunnite. Les attentats et les accrochages entre forces de l'ordre, et groupes armés y restent fréquents. Téhéran impute ces violences à des groupes jihadistes ou séparatistes et accuse souvent Islamabad ou Riyad de les soutenir.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine