Un vaccin et une seringue devant le logo d'AstraZeneca et de l'université d'Oxford. Photo AFP/Joël Saget
Le gouvernement britannique a défendu jeudi le vaccin développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford après sa suspension au Danemark, le jugeant "sûr et efficace", et assurant qu'il resterait utilisé au Royaume-Uni.
"Nous avons été clairs sur le fait que (le vaccin) est à la fois sûr et efficace", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson à la presse, ajoutant: "Lorsque les gens sont invités à se présenter pour le recevoir, ils doivent le faire en toute confiance".
Pays d'Europe le plus durement touché par la pandémie avec près de 125.000 morts, le Royaume-Uni a déjà vacciné plus de 22 millions de personnes avec une première dose, utilisant pour l'heure uniquement les vaccins de Pfizer/BioNTech et d'Oxford/AstraZeneca. "Nous commençons à voir les résultats du programme de vaccination, nous observons une (réduction) du nombre de cas, de décès et d'hospitalisations dans tout le pays", a ajouté le porte-parole.
Le Danemark a suspendu par précaution et jusqu'à nouvel ordre l'utilisation du vaccin d'Oxford-AstraZeneca "après des rapports de cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes qui ont été vaccinées" avec ce produit, a indiqué l'Agence nationale de la Santé danoise. L'organisme a cependant souligné qu'"à l'heure actuelle, on ne peut pas conclure à l'existence d'un lien entre le vaccin et les caillots sanguins" et a prévu de réévaluer cette suspension dans deux semaines. Un porte-parole d'AstraZeneca a lui assuré jeudi que "la sécurité du vaccin a été largement étudiée dans les essais cliniques de phase III et les données examinées par des pairs confirment que le vaccin a été généralement bien toléré."
L'Autriche avait annoncé lundi avoir cessé d'administrer un lot de vaccins produits par le laboratoire britannique, après le décès d'une infirmière de 49 ans qui a succombé à de "graves troubles de la coagulation" quelques jours après l'avoir reçu. Quatre autres pays européens, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg, avaient suspendu dans la foulée les vaccinations avec des doses provenant de ce lot, livré dans 17 pays et qui comprenait un million de vaccins. Mercredi une enquête préliminaire de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a souligné qu'il n'existait aucun lien entre le vaccin d'AstraZeneca et le décès survenu en Autriche.
Pays d'Europe le plus durement touché par la pandémie avec près de 125.000 morts, le Royaume-Uni a déjà vacciné plus de 22 millions de personnes avec une première dose, utilisant pour l'heure uniquement les vaccins de Pfizer/BioNTech et d'Oxford/AstraZeneca. "Nous commençons à voir les résultats du...

