Le président de la Commission parlementaire de la Santé, le député Assem Araji. Photo ANI
Le président de la Commission parlementaire de la Santé, le député Assem Araji, a déclaré jeudi que le Liban n'avait pas encore réussi à importer de vaccins anti-coronavirus via le secteur privé et qu'il s'attendait en conséquence à un retard dans l'obtention de l'immunité collective, alors que la campagne de vaccination se poursuit lentement.
"Nous nous attendons à un retard dans la réalisation de l'immunité collective, après le nombre élevé de contaminations ces derniers jours et (...) l'échec de la mise en œuvre du déconfinement progressif ", a-t-il affirmé dans un entretien accordé à l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), alors que le pays du Cèdre connaît une recrudescence de la pandémie. "Le peu de doses de vaccins arrivant au Liban n'est pas suffisant face aux besoins requis pour vacciner le plus grand nombre possible de citoyens", a encore estimé le député.
"Nous faisons l'impossible pour importer le plus grand nombre de vaccins, même par le biais d'entreprises privées, mais malheureusement, nous n'avons pas vraiment réussi sur ce plan car il y a une pénurie au niveau de l'exportation des vaccins depuis les pays producteurs", a annoncé M. Araji. "Si nous pouvons obtenir les vaccins nécessaires pour vacciner 85% des citoyens, nous serons en mesure d'atteindre l'immunité de groupe d'ici la fin de cette année", a-t-il espéré.
Les vaccins développées par les laboratoires américain et allemand Pfizer-BioNTech continuent à arriver progressivement à Beyrouth, avec un nouveau chargement réceptionné chaque semaine. En tout, 2,1 millions de doses de ce produit sont attendues d'ici la fin de l'année, en plus d'autres cargaisons, comme celles du vaccin AstraZeneca/Oxford, achetées directement auprès du groupe pharmaceutique et via la plateforme Covax. Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan a d'ailleurs annoncé dernièrement que 92.000 doses de ce vaccin AstraZeneca/Oxford arriveront dans le pays le 15 mars, et qu'entre la mi-mars et la mi-avril, 192.000 autres doses sont attendues. Des doses du vaccin russe Spoutnik V devraient aussi être réceptionnées dans les prochaines semaines et les autorités libanaises ont accordé leur approbation d'urgence au vaccin chinois Sinopharm, dont 50 000 doses devraient être données au Liban par la Chine, comme l'avait indiqué il y a quelques temps l'ambassadeur de Chine au Liban, Wang Kejian.
Alors que la première catégorie de personnes prioritaires pour la vaccination, à savoir le personnel soignant, les plus de 75 ans et les patients souffrant de maladies chroniques, n'a toujours pas été entièrement vaccinée, les revendications de différents secteurs pour être considérés comme des groupes prioritaires se multiplient.

