"Oui à une libération du Liban des armes illégales par le peuple et l'armée", peut-on lire sur cette pancarte tenue par un manifestant lors d'un sit-in en soutien à la troupe, à Beyrouth, le 9 mars 2021. Capture d'écran LBCI.
Quelques dizaines de manifestants, parmi lesquels d'anciens militaires, ont tenu un sit-in mardi devant le Musée national de Beyrouth en signe de soutien aux propos tenus la veille par le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, lors d'un discours sur les défis de l'armée libanaise dans le cadre de la crise socioéconomique et financière actuelle. Lors du sit-in, les manifestants tenaient notamment des panneaux appelant au désarmement du Hezbollah.
"Aujourd'hui, les militaires touchent l'équivalent de 100 dollars par mois, comment peuvent-ils assurer la subsistance de leur famille ?", a lancé un général à la retraite. Il a affirmé "refuser toute ingérence dans les affaires de l'armée". De son côté, l'activiste Hayat Arslane a déclaré refuser "toute atteinte aux droits de la troupe" par des responsables "qui ne savent pas ce qu'ils font sauf lorsqu'il s'agit de corruption et de pillage des fonds des citoyens".
Dans un discours virulent prononcé lundi, le général Aoun avait interpellé les dirigeants, leur demandant "ce qu'ils attendaient" pour commencer à lutter contre l'effondrement du pays. Le commandant en chef avait encore déploré que le budget de la troupe soit toujours plus réduit d'année en année et que les militaires "comme le peuple souffrent et ont faim", dénonçant par ailleurs des "campagnes" politiques et médiatiques lancées contre l'armée par "certaines parties" qu'il n'a pas nommées, qui souhaiteraient rendre la troupe plus "docile".


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