Des parents d'étudiants libanais à l'étranger, défilant dans le quartier de Hamra à Beyrouth, le 22 février 2021. Photo Ani
L'association libanaise des familles d'étudiants à l'étranger, l'union internationale des jeunes libanais et le bloc des étudiants libanais étrangers ont tenu un sit-in lundi devant la Banque du Liban (BDL) dans le quartier commerçant de Hamra à Beyrouth, pour exiger une nouvelle fois l'application d'une loi adoptée par le Parlement depuis plusieurs mois, mais qui n'a toujours pas été mise en application.
Cette loi permet théoriquement le transfert à l’étranger d’un montant annuel de 10.000 dollars, calculé sur la base du taux officiel maintenu à 1.515 livres pour un dollar, à tout étudiant inscrit dans une université étrangère pour l’année 2020-2021.
Dimanche, ces familles avaient annoncé leur intention d'empêcher l'ouverture des banques du pays tant que celles-ci n'appliqueraient pas la loi, malgré la publication mi-décembre par la BDL de plusieurs circulaires relatives à sa mise en œuvre. Depuis plusieurs mois, les familles des étudiants se trouvant à l'étranger protestent régulièrement, alors que les Libanais pâtissent depuis plus d’un an de restrictions bancaires drastiques et que le dollar s’échange sur le marché parallèle autour de 10.500 livres.
Dans ce contexte, la route devant la Banque centrale a été coupée provisoirement lundi par des protestataires, alors que les mouvements de colère et de blocage de routes se multiplient dans un Liban en proie à une crise économique sans précédent.

