Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Enquête Sur Les Explosions Du Port

Sit-in de proches de victimes devant le palais de Justice de Beyrouth


Sit-in de proches de victimes devant le palais de Justice de Beyrouth

Un homme console une proche de victime des explosions au port de Beyrouth, alors que la chambre pénale de la Cour de cassation venait de dessaisir le juge d'instruction près la cour de justice, Fadi Sawan de l'enquête sur ce drame, le 18 février 2021 devant le Palais de Justice de la capitale. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Des proches des victimes des explosions au port de Beyrouth ont manifesté vendredi devant le palais de Justice de Beyrouth, bloquant brièvement la circulation sur le boulevard Sami el-Solh pour exprimer leur opposition et leur colère face à la décision de la chambre pénale de la Cour de cassation de dessaisir le juge d'instruction près la cour de justice, Fadi Sawan de l'enquête sur ce drame.

Lors de leur sit-in, ces proches ont dénoncé "les atermoiements de l'enquête et la dilution de la vérité", rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). La veille, lors d'une manifestation similaire peu après l'annonce du retrait du juge Sawan, ils avaient annoncé une escalade dans leur mouvement de protestation. Plusieurs d'entre eux se sont déployés sur le boulevard Sami el-Solh, proche des lieux, bloquant la circulation, avant que la route soit rouverte peu de temps après par les forces de sécurité. 

La chambre pénale de la Cour de cassation avait justifié sa décision de dessaisir le juge Sawan au motif d’une "suspicion légitime", estimant qu'il est lui-même une victime dans la mesure où son appartement situé à Achrafieh avait été sérieusement endommagé après l’explosion et qu’il avait été contraint de le réparer. Le second motif est justifié par des propos du juge Sawan sur une volonté présumée de ne pas se conformer aux lois en vigueur en matière d'immunité des responsables poursuivis. Le recours contre le juge Sawan avait été présenté en décembre par Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, députés du mouvement Amal et anciens ministres des Transports et des Travaux publics, qui avaient été mis en accusation pour "négligence" par le juge Sawan, à l'instar de l'ancien ministre Youssef Fenianos et du Premier ministre sortant, Hassane Diab.

Le dossier de l'enquête sur la double explosion, qui a fait plus de 200 morts et dont l'onde de choc a détruit des quartiers entiers de la capitale libanaise, sera dès lors transféré à un autre magistrat, qui devra reprendre les procédures à zéro.

Des proches des victimes des explosions au port de Beyrouth ont manifesté vendredi devant le palais de Justice de Beyrouth, bloquant brièvement la circulation sur le boulevard Sami el-Solh pour exprimer leur opposition et leur colère face à la décision de la chambre pénale de la Cour de cassation de dessaisir le juge d'instruction près la cour de justice, Fadi Sawan de l'enquête sur ce drame. Lors de leur sit-in, ces proches ont dénoncé "les atermoiements de l'enquête et la dilution de la vérité", rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). La veille, lors d'une manifestation similaire peu après l'annonce du retrait du juge Sawan, ils avaient annoncé une escalade dans leur mouvement de protestation. Plusieurs d'entre eux se sont déployés sur le boulevard Sami el-Solh, proche des lieux, bloquant la...