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Dernières Infos - Coronavirus Au Liban

Chammas : Nous ne pouvons plus supporter les fermetures successives des commerces

Chammas : Nous ne pouvons plus supporter les fermetures successives des commerces

Le président de l'Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas. Photo d'archives Ani

Le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a vivement critiqué la décision des autorités de maintenir les commerces fermés pour deux ou quatre semaines a minima. Le pays est entré mercredi dans le troisième jour d'un déconfinement progressif dans le cadre duquel seuls les supermarchés, les supérettes et les épiceries peuvent rouvrir. M. Chammas a dans ce contexte demandé aux autorités de reconsidérer cette décision, qui sape, selon lui, l'économie dans son ensemble.

"Le gouvernement ferme les lieux sûrs comme les commerces, ouvre des lieux à haut risque (banques, supermarchés, ndlr) et c'est nous qui devons en subir les conséquences", a déploré Nicolas Chammas, lors d'une conférence. "Le ministre sortant de l'Économie ne présage rien de bon pour notre secteur", a-t-il tancé. "Nous sommes tenus responsables de la propagation du coronavirus, nous ne pouvons plus supporter cela", s'est-il indigné, soulignant que  "les mesures de bouclages successives se sont avérées être des mesures visant seulement les commerces". "Cela sape l'économie nationale dans son ensemble. Cela a abouti à une confrontation catastrophique entre le secteur de la santé d'une part et le secteur commercial d'autre part, sur fond de campagne contre notre secteur", a encore regretté le président de l'ACB. "Nous sommes les dindons de la farce", a-t-il déploré, appelant les autorités à "reconsidérer l'ouverture du pays, en tenant compte du secteur commercial". Et de conclure : "Si notre secteur est touché, l'Etat ne pourra pas assumer ses responsabilités sociales et sanitaires".

Plus tôt dans la matinée, plusieurs commerçants ont organisé un sit-in à Beyrouth devant le siège du ministère de l'Economie, contre la prolongation du confinement, demandant à pouvoir rouvrir leurs boutiques à partir de la semaine prochaine.

Le Liban, embourbé dans une grave crise économique et sociale depuis plus d'un an, a vu la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus et ses conséquences accélérer la paupérisation de sa population. Fin janvier, des manifestations de colère ont eu lieu sur tout le territoire, mais surtout dans le Nord, à Tripoli, la ville la plus pauvre du pays, pour protester contre les conditions socio-économiques et le confinement strict, alors que les gens peinent à acheter de quoi se nourrir.

Le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a vivement critiqué la décision des autorités de maintenir les commerces fermés pour deux ou quatre semaines a minima. Le pays est entré mercredi dans le troisième jour d'un déconfinement progressif dans le cadre duquel seuls les supermarchés, les supérettes et les épiceries peuvent rouvrir. M. Chammas a dans ce contexte demandé aux autorités de reconsidérer cette décision, qui sape, selon lui, l'économie dans son ensemble."Le gouvernement ferme les lieux sûrs comme les commerces, ouvre des lieux à haut risque (banques, supermarchés, ndlr) et c'est nous qui devons en subir les conséquences", a déploré Nicolas Chammas, lors d'une conférence. "Le ministre sortant de l'Économie ne présage rien de bon pour notre secteur", a-t-il...