Photo ANI
La tension est montée d'un cran mercredi soir devant le sérail de Tripoli, au Liban-Nord, où plusieurs dizaines de jeunes manifestaient depuis l'après-midi, comme les deux jours précédents, contre la détérioration des conditions de vie, aggravée par le confinement strict imposé pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
Peu avant 18h, des contestataires, qui avaient précédemment lancé des pierres en direction du sérail et incendié un poste de sécurité sans réaction apparente des forces de l'ordre, ont jeté des cocktails molotov vers l'enceinte du bâtiment gouvernemental. En réaction, les forces de sécurité postées dans l'enceinte du bâtiment ont arrosé les manifestants avec des canons à eau, afin de les disperser, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Du gaz lacrymogène a également été lancé en direction des manifestants.
D'autres protestataires sont, eux, partis de la place al-Nour pour une procession dans les rues de la ville, au rythme d'hymnes révolutionnaires.
Lundi et mardi soir, des tensions avaient déjà éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre qui avaient notamment lancé des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour disperser les rassemblements, faisant des dizaines de blessés des deux côtés. L'armée libanaise avait par ailleurs annoncé avoir arrêté cinq personnes pour vandalisme.

