Des canards dans un élevage de Bourriot-Bergonce, dans les Landes, dans le sud-ouest de la France, en 2017. Photo d'archives AFP / GEORGES GOBET
"L'expansion de l'épizootie" de grippe aviaire "semble à ce jour contrôlée" dans le sud-ouest de la France, et notamment dans son épicentre des Landes, a indiqué jeudi la préfète de région, où les premières indemnisations d'éleveurs ont commencé.
"Si les choses en restent là, on devrait pouvoir maîtriser complètement cette épizootie, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas encore des semaines de travail", a souligné tout en prudence la préfète de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, lors de ses vœux à la presse, à Bordeaux. La préfète a estimé que les mesures "drastiques" mises en place s'étaient révélées "adaptées et efficaces", entre abattages massifs, interdiction de transports et d'introduction de volailles et d'autres oiseaux captifs.
Au 14 janvier, plus d'1 million de volailles, essentiellement des canards, avaient été abattues dans le sud-ouest.
La préfète a toutefois mis en garde contre "un risque de ressauts" de l'épidémie. "Face à un virus, on ne maîtrise pas tout", a ajouté la représentante de l'Etat. "L'Etat soutiendra les éleveurs, leurs pertes seront compensées", a assuré Fabienne Buccio. Les premières indemnisations pour un montant d'environ 1 million d'euros sont en cours pour une vingtaine de dossiers.
Au 20 janvier, la France comptait 348 foyers confirmés d'"influenza aviaire hautement pathogène" dans des élevages de canards et de volailles, principalement localisés en Nouvelle-Aquitaine (300). Le département des Landes, où la filière avicole représente plus de 2.500 emplois répartis en 850 exploitations, est de loin le plus touché avec 272 foyers, selon les derniers chiffres du ministère de l'Agriculture.
"Si cela se confirme que la crise est bien maîtrisée, on a quelques mois devant nous pour travailler, et trouver les bonnes lignes avec la profession (...) Il faudrait peut-être que les élevages soient moins importants que ce qu'ils ne sont actuellement(...) ça pourrait être une solution", a-t-elle poursuivi.

