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Réouverture de la frontière entre le Qatar et l'Arabie saoudite

Réouverture de la frontière entre le Qatar et l'Arabie saoudite

Le passage frontalier d'Abou Samrah avec l'Arabie saoudite, vu depuis le Qatar, le 5 janvier 2021. Photo AFP / KARIM JAAFAR

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont rouvert samedi leur frontière terrestre, quelques jours après la reprise des relations entre le petit émirat gazier et plusieurs de ses voisins qui le boycottaient depuis trois ans et demi.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu en juin 2017 leurs relations avec le Qatar, l'accusant notamment d'être trop proche de l'Iran et d'appuyer les Frères musulmans, classés "terroristes" par Le Caire et des pays du Golfe, ainsi que les groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda. Le Qatar a nié soutenir des "groupes terroristes" et accusé ses détracteurs de vouloir le mettre "sous tutelle".

Ces quatre pays arabes ont annoncé mardi la fin de la crise, avec la levée du boycott diplomatique et économique de Doha, lors d'un sommet du Golfe à Al-Ula, en Arabie saoudite. "La frontière est ouverte", a affirmé à l'AFP une source qatarie, tandis qu'une autre confirmait la reprise du trafic vers 07H00 GMT au point de passage frontalier d'Abou Samrah, à 120 km au sud de Doha.

Lundi, le Koweït, médiateur dans la crise du Golfe, avait annoncé que le royaume saoudien avait accepté de rouvrir toutes ses frontières avec le Qatar. Jeudi, un avion de Qatar Airways a survolé le royaume, selon la compagnie.

Une file de voitures a passé la frontière pour se rendre en Arabie saoudite mais un plus petit nombre a traversé pour se rendre au Qatar, a constaté un correspondant de l'AFP sur place. En raison des strictes mesures de contrôle au Qatar, liées à la pandémie de nouveau coronavirus, les personnes arrivant d'Arabie saoudite devront présenter un test négatif, faire un nouveau test à la frontière et s'isoler une semaine dans un hôtel agréé par les autorités, pour un coût de plusieurs centaines de dollars.

Test négatif en main

"Je suis très heureux (...) J'ai des proches en Arabie saoudite comme beaucoup de Qataris", se réjouit Jaber al-Marri à l'approche du checkpoint à bord de son SUV, un test de dépistage négatif à la main. Un hélicoptère des services de santé du Qatar a transporté le matériel nécessaire pour effectuer des tests à la frontière depuis Doha, a constaté un correspondant de l'AFP.

"C'est une joie immense, j'ai acheté cette nouvelle voiture pour aller retrouver mes proches en Arabie saoudite, j'ai fait le test Covid et j'attendais ici", indique Zaid Muhammad al-Marri, 23 ans, un Qatari dont la mère est saoudienne. Hamad al-Marri se félicite lui de pouvoir aller en Arabie saoudite pour chasser des faucons, loisir courant dans le royaume, et a pris deux semaines de vacances à cet effet.

"Je vais aller chasser et voir mes amis que je n'ai pas vus depuis plus de trois ans et demi (...) je serai réuni avec ma famille, tout le monde sera content et nous pourrons aller à La Mecque et à Médine", les deux principaux lieux saints de l'islam en Arabie saoudite, affirme-t-il.

Pendant le boycott, les musulmans du Qatar devaient se battre pour avoir leur place pour effectuer les pèlerinages en Arabie saoudite.

Dès l'annonce de la fin de la crise, des automobilistes s'étaient rassemblés près de la frontière à grand renfort de coup de klaxons pour célébrer la réouverture.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont rouvert samedi leur frontière terrestre, quelques jours après la reprise des relations entre le petit émirat gazier et plusieurs de ses voisins qui le boycottaient depuis trois ans et demi.L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu en juin 2017 leurs relations avec le Qatar, l'accusant notamment d'être trop proche de l'Iran et d'appuyer les Frères musulmans, classés "terroristes" par Le Caire et des pays du Golfe, ainsi que les groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda. Le Qatar a nié soutenir des "groupes terroristes" et accusé ses détracteurs de vouloir le mettre "sous tutelle".Ces quatre pays arabes ont annoncé mardi la fin de la crise, avec la levée du boycott diplomatique et économique de Doha, lors d'un sommet du Golfe à Al-Ula, en Arabie...