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Hydrocarbures offshores : le consortium Total/Eni/Novatek a préparé son programme pour 2021, assure Ghajar

Hydrocarbures offshores : le consortium Total/Eni/Novatek a préparé son programme pour 2021, assure Ghajar

Le ministre libanais sortant de l’Energie, Raymond Ghajar. Photo Twitter/@GhajarRaymond

Le ministre libanais sortant de l’Energie, Raymond Ghajar, a indiqué dans un communiqué publié mercredi matin que le consortium mené par le Français Total, associé à l’Italien Eni et au Russe Novatek, avec qui le Liban a signé en 2018 ses premiers contrats pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures offshore de deux blocs des dix blocs délimités dans sa zone économique exclusive (ZEE), avait “présenté ses programmes et budgets” pour 2021.

Le consortium prévoit ainsi de “terminer les analyses de données” collectées sur le bloc n°4, au centre-ouest de la ZEE, après le forage d’un puit d’exploration mené à terme début 2021 et qui avait permis de détecter la présence de gaz, “sans pour autant montrer l'existence d'un gisement”, selon les termes du ministre en avril 2020. Les trois sociétés se sont également préparées à lancer cette année le processus d’exploration du bloc  n°9, dans le sud de la ZEE et dont la délimitation est au centre d’un litige entre le Liban et Israël, techniquement en état de guerre.

En juin dernier, Tel Aviv avait décidé de lancer des travaux de prospection de gaz le long du bloc n°9, malgré les protestations libanaises. Plusieurs rounds de négociations visant à fixer un tracé définitif des zones maritimes respectives des deux pays frontaliers ont depuis été lancées, sous l'égide des Nations unies et encadrées par un médiateur américain. Mais ces pourparlers sont actuellement suspendus en raison de récentes divergences entre les deux pays.

Le ministre sortant a lui rappelé que la phase d’exploration que le consortium s’était engagé à respecter et initialement programmée sur trois ans avait été prolongée jusqu’au 13 août 2022, dans le sillage de l’adoption de la loi n°160 du 8 mai 2020, en vertu de laquelle la majorité des délais légaux, judiciaires et contractuels avaient été temporairement suspendus, en plein contexte de crise et de première période de confinement liée au Covid-19.

Raymond Ghajar a en outre expliqué que la pandémie avait “pesé sur l’industrie pétrolière mondiale”, ce qui avait conduit les compagnies à “réduire leurs activités d’exploration dans la plupart des pays du monde”, à cause de deux facteurs : la baisse des budgets annuels alloués à ce type d’opération et les difficultés liées aux protocoles sanitaires à mettre en place pour chaque expédition. Un argument confirmé par plusieurs experts. En mai, une analyse relayée par le cabinet international de conseil Ernst &Young avait souligné que “l’industrie pétrolière (traversait) aujourd’hui la période la plus critique de son histoire en essuyant trois crises majeures : une crise sanitaire, une crise pétrolière et une crise économique, (toutes) inédites”, à peine six ans après un choc lié à l’effondrement des cours du brut en 2014. Pour rappel, le deuxième round de négociations lancé par le pays pour mettre en jeu cinq nouveaux blocs de sa ZEE - n°1 (nord-ouest), n°2 (nord-est), n°5 (centre-ouest), n°8 (sud-est) et n°10 (sud-ouest) - a été reporté à plusieurs reprises, officiellement en raison de la pandémie.

Le ministre sortant a enfin rappelé que la double explosion meurtrière survenue le 4 août au port de Beyrouth avait endommagé la base logistique à partir de laquelle Total/Eni/Novatek menait ses opérations.

Le ministre libanais sortant de l’Energie, Raymond Ghajar, a indiqué dans un communiqué publié mercredi matin que le consortium mené par le Français Total, associé à l’Italien Eni et au Russe Novatek, avec qui le Liban a signé en 2018 ses premiers contrats pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures offshore de deux blocs des dix blocs délimités dans sa zone économique exclusive (ZEE), avait “présenté ses programmes et budgets” pour 2021.Le consortium prévoit ainsi de “terminer les analyses de données” collectées sur le bloc n°4, au centre-ouest de la ZEE, après le forage d’un puit d’exploration mené à terme début 2021 et qui avait permis de détecter la présence de gaz, “sans pour autant montrer l'existence d'un gisement”, selon les termes du ministre en avril 2020. Les trois...