Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab. Photo d'archives Ani.
Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, a déploré lundi qu'en dépit de l'imposition par les autorités de "toutes les mesures possibles" pour restreindre l'impact de la pandémie de coronavirus, celles-ci n'aient pas été respectées par les citoyens, appelant à ce que des dispositions "exceptionnelles et strictes soient prises en parallèle à un bouclage". Cette déclaration de M. Diab a été faite lors d'une réunion du comité interministériel chargé de lutter contre la pandémie, au cours de laquelle les responsables doivent décider des détails d'un nouveau confinement du Liban qui s'approche rapidement des seuils funestes des 200.000 contaminations et 1.500 décès dus au Covid-19. Cette réunion, entamée à 10h, n'a jusqu'à présent pas mené à des décisions concrètes et elle se poursuivra à 16h.
Malgré le fait que les autorités ont imposé "toutes les mesures possibles, les gens ne s'y sont pas conformés", a déploré Hassane Diab. "Jusqu'à présent, malheureusement, certains citoyens ne sont pas convaincus des risques du virus", a-t-il regretté. Il a souligné que pour lutter contre la pandémie, l'Etat peut "imposer un confinement et un couvre-feu, mais il n'a pas la capacité de suivre chaque personne" pour vérifier qu'elle respecte les règles, appelant à une "prise de conscience collective". Il a ajouté que les lits en unités de soins intensifs sont "quasiment tous occupés", ce qui met le pays "dans une situation très difficile". Et de déclarer que, dans ce contexte, il faut prendre "des mesures exceptionnelles et strictes". "Le confinement ne suffit pas. Il faut prendre des décisions très rapides pour contenir la situation actuelle, en parallèle à un bouclage", a ajouté M. Diab.
Depuis la détection du premier cas du virus dans le pays en février dernier, 189.278 contaminations ont été officiellement enregistrées, au nombre desquelles 1.486 décès et 132.768 guérisons. Les autorités avaient décidé de rouvrir la majorité des secteurs pour les fêtes de fin d'année et de réduire le couvre-feu à quelques heures pendant la nuit. Les fêtes ont donc été animées pour de nombreux Libanais, avec notamment des fêtes organisées et des rassemblements faisant fi des mesures de précaution sanitaires, provoquant une hausse des contaminations et des hospitalisations.

