Une femme tenant un flacon de vaccin contre le covid-18 et une seringue. Photo REUTERS/Dado Ruvic
La France a commencé à se coordonner avec ses voisins européens avant le début des campagnes de vaccination contre le Covid-19, notamment concernant les régions frontalières, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. "La France a réuni les ministres de la Santé (ou leurs représentants) de ses principaux voisins allemand, belge, espagnol, italien, luxembourgeois, néerlandais, suisse le mardi 15 décembre en visio-conférence pour échanger et coordonner leurs stratégies de vaccination Covid-19, notamment au regard des enjeux spécifiques pour les populations transfrontalières", a indiqué le ministère dans un communiqué.
Il s'agissait notamment de "promouvoir la coordination du début des campagnes de vaccination" et de "garantir la cohérence et l'efficacité des campagnes auprès des populations transfrontalières", selon le communiqué. Les participants sont également convenus de "partager rapidement les informations en matière de pharmacovigilance".
Alors que la Grande-Bretagne a déjà lancé sa campagne de vaccination et que les Etats-Unis l'ont fait lundi, l'Agence européenne des médicaments a annoncé mardi, sous pression de l'Allemagne, qu'elle se pencherait finalement le 21 décembre - une semaine plus tôt que prévu - sur l'autorisation du vaccin Pfizer-BioNTech, ouvrant la voie à un possible début des vaccinations en Europe avant la fin de l'année.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a indiqué mercredi que tous les pays de l'UE pourraient "commencer le même jour" leurs campagnes de vaccination une fois cette autorisation accordée. Selon un sondage de l'agence sanitaire Santé publique France, seule la moitié (53%) des Français interrogés en novembre veut se faire vacciner, contre deux tiers (64%) en juillet, un chiffre parmi les plus faibles au monde.
Le professeur Alain Fischer, en charge de la stratégie vaccinale française, a nié, sur la radio France Inter, que l'Europe soit en "retard" sur d'autres pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne où la vaccination a déjà débuté.
Il a invoqué la nécessité de faire preuve de "rigueur" et "d'assurer que ces vaccins, le jour où on pourra commencer à les administrer à nos concitoyens, aient été validés comme étant raisonnablement sûrs et efficaces, autrement dit que la balance bénéfice risque est extrêmement favorable". "Laissez les autorités réglementaires finir leur travail, elles vont le finir dans les jours qui viennent, on n'est pas honnêtement à quelques jours près", a-t-il poursuivi.


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