Combinaison de photos montrant le président russe, Vladimir Poutine (g.), et l'opposant Alexei Navalny. Photos AFP / Mladen ANTONOV AND Tiziana FABI
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a jugé mercredi "comique" l'enquête de plusieurs médias, dont la chaîne américaine CNN et le magazine allemand Der Spiegel, accusant les services spéciaux russes (FSB) d'avoir pris en filature l'opposant Alexeï Navalny avant son empoisonnement.
"Toutes ces nouvelles sont comiques à lire", a réagi M. Lavrov, lors d'une conférence de presse pendant une visite officielle en Croatie. "Mais la façon dont ces nouvelles sont présentées ne révèle qu'une chose : l'absence d'éthique chez nos partenaires occidentaux et de compétences diplomatiques normales", a-t-il poursuivi, semblant voir la main d'acteurs étatiques dans l'enquête publiée cette semaine.
Dans cette longue publication, ces médias, dont le site Bellingcat, affirment que des experts en armes chimiques des services spéciaux russes ont suivi Alexeï Navalny des années durant, notamment le jour de son empoisonnement présumé cet été en Sibérie. Bellingcat a publié noms et portraits de ces hommes et de leurs responsables hiérarchiques.
"Je sais qui a voulu me tuer, je sais où ils habitent, je sais où ils travaillent", a réagi M. Navalny.
L'article n'établit toutefois aucun contact direct entre ces agents et l'opposant, ni de preuve d'un passage à l'acte ou d'un ordre donné.
La Russie a, à maintes reprises, démenti que l'opposant ait été empoisonné à Tomsk le 20 août, et affirmé que la substance toxique de type Novitchok détectée par des laboratoires occidentaux après son hospitalisation en Allemagne n'était pas présente dans son organisme lorsqu'il était soigné en Russie.
"Toutes ces nouvelles sont comiques à lire", a réagi M. Lavrov, lors d'une conférence de presse pendant une visite officielle en Croatie. "Mais la façon dont ces nouvelles sont présentées ne révèle qu'une chose : l'absence d'éthique chez nos partenaires occidentaux et de compétences diplomatiques normales", a-t-il poursuivi, semblant voir la main d'acteurs étatiques dans l'enquête publiée cette semaine.Dans cette longue publication, ces médias, dont le site Bellingcat, affirment que des experts en armes chimiques des services...

