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Coronavirus au Liban

Le ministre de la Santé veut maintenir le bouclage de certaines villes, la CGTL appelle à "rouvrir le pays"

Le ministre de la Santé veut maintenir le bouclage de certaines villes, la CGTL appelle à

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan. Photo d'archives An-Nahar

Alors que le comité ministériel en charge du suivi du coronavirus doit recommander dimanche le déconfinement progressif du Liban après deux semaines de bouclage généralisé, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a plaidé pour le maintien de la fermeture de certains villes pour 15 jours supplémentaires. A l'opposé, le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara el-Asmar, a appelé à "rouvrir le pays".

Dans une déclaration à une radio locale, M. Hassan a plaidé en faveur du "maintien du bouclage de certaines régions durant 15 jours avec une prise au sérieux des mesures de prévention pour lutter contre le coronavirus".

"La stratégie de la circulation alternée des véhicules (en fonction de leur plaque d'immatriculation, ndlr) a provoqué une augmentation des cas de coronavirus car elle a favorisé le transport en commun", a reconnu le ministre sortant de la Santé, dans une critique de cette mesure mise en place par le ministère de l'Intérieur. Le ministre sortant a en outre annoncé qu'un couvre-feu sera instauré entre 19h et 5h. Il a estimé que le reconfinement était respecté à hauteur de 70%. Hamad Hassan a en outre affirmé qu'un vaccin serait disponible "en février". "Il faut prendre ses précautions d'ici là", a-t-il souligné.

Le bouclage du pays - doublé d'un couvre-feu et d'une circulation alternée - avait pour objectif de permettre aux hôpitaux du Liban de s'équiper et de donner l'opportunité au personnel sanitaire de reprendre son souffle. Il a toutefois été vivement critiqué par les divers secteurs économiques, déjà gravement affectés par la crise financière qui frappe le pays depuis plus d'un an. Dès vendredi, le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, avait déploré le peu d'effets du confinement en matière de baisse des contaminations. Et samedi, il avait rappelé que toutes les mesures prises par le gouvernement ne garantissaient pas une "protection sanitaire et sociale", appelant les citoyens à aider les autorités. 

Pour sa part, le président de la CGTL a appelé la commission nationale en charge du suivi du coronavirus à "prendre une décision courageuse et à rouvrir le pays et les secteurs publics, commerciaux industriels et touristiques, dans le respect des mesures de prévention, sous peine de poursuites et de sanctions sévères". "La réouverture permettra de relancer l'économie dans une certaine mesure, à l'approche du mois des fêtes", a-t-il estimé, dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le syndicat des propriétaires de restaurants, pâtisseries, cafés, bars et boîtes de nuits a pour sa part appelé le Premier ministre sortant, Hassane Diab, à adopter "la bonne approche économique et sanitaire afin de sauver ce qui reste du secteur". Il a rappelé avoir présenté un plan en vertu duquel la capacité d'accueil des établissements serait fixée à 50% en respectant la distanciation sociale qui, selon lui, a été salué par la commission en charge du suivi du coronavirus. Le syndicat a plaidé auprès des autorités pour l'adoption de ce plan lors du déconfinement prévu demain. Il a enfin dit espérer que le couvre-feu soit fixé à minuit afin de permettre au secteur de fonctionner en temps de fêtes.


Alors que le comité ministériel en charge du suivi du coronavirus doit recommander dimanche le déconfinement progressif du Liban après deux semaines de bouclage généralisé, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a plaidé pour le maintien de la fermeture de certains villes pour 15 jours supplémentaires. A l'opposé, le président de la Confédération générale des travailleurs...