Le président français, Emmanuel Macron. Photo Archives/AFP
A cette visioconférence, prévue le 2 décembre à 18h30 (17h30 GMT), sont conviés, comme lors de celle du 9 août, une trentaine de chefs d'Etat, de gouvernement, de ministres ainsi que des institutions internationales et des ONG libanaises. Elle sera présidée par le chef de l'Etat français et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Le président français a décidé de maintenir cette nouvelle conférence de soutien, bien que le Liban n'ait toujours pas répondu à sa demande de former un nouveau gouvernement pour lancer des réformes structurelles. Le 9 août, cinq jours après l'explosion, la communauté internationale, réunie lors d'une première visioconférence organisée par l'Elysée, avait mobilisé une aide d'urgence de 250 millions d'euros.
Après l'explosion du 4 août, Emmanuel Macron s'est rendu à Beyrouth à deux reprises, annonçant début septembre avoir obtenu de toutes les forces politiques locales l'engagement de former un gouvernement dans les quinze jours chargé de réformes structurelles, condition pour le déblocage d'une importante aide internationale. Mais les forces politiques n'ont pas tenu leurs promesses, poussant le Premier ministre désigné Moustapha Adib à jeter l'éponge.
Le 22 octobre, l'ancien Premier ministre, Saad Hariri, a été à son tour désigné pour former le gouvernement mais ses efforts n'ont toujours pas porté leurs fruits en raison de fortes divisions internes. Le nouveau délai de "quatre à six semaines" accordé le 27 septembre par Emmanuel Macron a expiré, sans résultat.
La semaine dernière, le cabinet international Alvarez and Marsal a mis fin au contrat signé avec l'Etat libanais en vue d'un audit juridique de la banque centrale, faute d'accès aux informations.
Le Liban est englué depuis plus d'un an dans une profonde crise économique, sociale et politique. Outre une dépréciation historique de sa monnaie et une hyperinflation, le pays est sans gouvernement depuis plus de trois mois.

