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Bassil : Empêcher l'audit juricomptable de la BDL est un crime

Bassil : Empêcher l'audit juricomptable de la BDL est un crime

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Photo d’archives Attila Kisbenedek/AFP

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a estimé samedi qu'"empêcher l'audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL) est un crime", au lendemain du retrait du cabinet international de conseil Alvarez & Marsal du contrat établi avec l'Etat libanais pour mener cette procédure.

"Seule la vérité nous libérera et seul l'audit juricomptable permettra de découvrir la vérité concernant la façon avec laquelle les fonds des Libanais ont été dépensés et cela dévoilera les responsables" de la corruption, a souligné M. Bassil. "Empêcher l'audit est un crime", a-t-il écrit sur Twitter. 

Le bureau politique du CPL a de son côté appelé le gouvernement démissionnaire de Hassane Diab à "annoncer les raisons qui ont poussé Alvarez & Marsal à mettre un terme à sa mission et à désigner les responsables de l'avortement de l'audit". "L'arrêt de l'audit des comptes de la Banque centrale signifie que la classe corrompue réussit à cacher la vérité concernant les fonds des déposants et les dépenses publiques", selon le parti aouniste, qui estime encore que cela "entrave les réformes, notamment financières et donc la possibilité de bénéficier" des aides internationales de la Cèdre et du Fonds monétaire international et "cela torpille l'initiative française" visant à sortir le Liban de la crise. 

Alvarez & Marsal, que l’État avait mandaté en septembre pour mener le volet juricomptable de l’audit de la Banque du Liban, a décidé vendredi de jeter l’éponge, après avoir conclu qu’il ne parviendrait pas à obtenir les documents nécessaires réclamés à la Banque centrale pour mener à bien sa mission, même à l’issue du délai supplémentaire de trois mois convenu le 5 novembre dernier.

L’audit de la BDL, et plus précisément son volet juricomptable, vise à remonter à la source des transactions passées par l’institution bancaire pour détecter d’éventuelles fraudes. Il constitue l'une des principales réformes réclamées par les pays donateurs. Son lancement effectif est de fait un des prérequis pour le déblocage de l’assistance financière que le pays a sollicitée du Fonds monétaire international en mai, sans succès pour l’instant.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a estimé samedi qu'"empêcher l'audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL) est un crime", au lendemain du retrait du cabinet international de conseil Alvarez & Marsal du contrat établi avec l'Etat libanais pour mener cette procédure."Seule la vérité nous libérera et seul l'audit juricomptable permettra de découvrir la vérité concernant la façon avec laquelle les fonds des Libanais ont été dépensés et cela dévoilera les responsables" de la corruption, a souligné M. Bassil. "Empêcher l'audit est un crime", a-t-il écrit sur Twitter. Le bureau politique du CPL a de son côté appelé le gouvernement démissionnaire de Hassane Diab à "annoncer les raisons qui ont poussé Alvarez & Marsal à mettre un terme à sa mission et à désigner...