La société NTCC collectant les déchets qui se sont accumulés à Saïda, le 20 novembre 2020. Photo Ani
Les véhicules de la société de ramassage des déchets NTCC ont entamé vendredi matin à Saïda (Liban-sud) la collecte des déchets qui s'étaient accumulés durant quatre jours suite à une grève des travailleurs de l’usine de tri de Sinik qui couvre le caza de Saïda, rapporte notre correspondant au Liban-sud, Mountasser Abdallah.
Les employés en grève ont rouvert les portes du centre aux camions chargés d'ordures dans la nuit de jeudi. Toutefois, les salariés ont indiqué qu'ils continueraient leur sit-in jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites. Ils réclament que leurs salaires soient revus à la hausse afin d'être annexés au taux actuel de la livre libanaise adopté par les banques, à savoir 3900 LL pour un dollar, sur fond d'effondrement économique et une inflation sans précédent.
"Avec notre consentement, l'usine a été ouverte pour le bien des habitants de Saïda et ses alentours, mais nous avons cessé de travailler" a affirmé Khaled Akra, au nom des travailleurs en grève, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Dans la soirée, le président du conseil municipal de la grande ville du Sud a annoncé que ses efforts de médiation avaient permis de mettre un terme à la grève. Il a promis, lors d'une visite aux ouvriers grévistes, de porter leurs revendications devant la direction du centre de tri et de s'entretenir avec plusieurs responsables, entre autres le gouverneur de la Banque centrale, le directeur de l'Association des banques du Liban et la présidence du Conseil.
A l'ombre du confinement et de la pandémie de coronavirus, nombreux sont ceux qui craignent une "nouvelle crise des déchets", à l'instar de celle qu'avait connue le pays en 2015.

