Des étudiants devant l'université de Kaboul au lendemain de l'attaque, le 3 novembre 2020. Photo AFP/Wakil Kohsar
Les forces afghanes ont tué le deuxième "cerveau" de l'attentat meurtrier contre l'université de Kaboul qui avait causé la mort de 22 personnes début novembre, a déclaré le vice-président du pays lundi. Selon Amrullah Saleh, le "deuxième cerveau", dont il n'a pas donné le nom, a été tué dans la province de Paktia (est), et le numéro trois en charge de l'opération capturé.
Au moins 27 personnes avaient également été blessées lorsque trois hommes armés de mitrailleuses et de grenades avaient semé la dévastation dans l'université pendant des heures, allant de salle en salle à la recherche de victimes. Si l'attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat Islamique, le gouvernement a accusé les talibans.
Les violences n'ont fait qu'augmenter à travers l'Afghanistan ces derniers mois malgré l'ouverture de pourparlers de paix à Doha entre les talibans et le gouvernement. Ces pourparlers font suite à un accord entre Washington et les insurgés qui entérine le retrait des forces américaines d'ici mi-2021.
Selon M. Saleh, les responsables de l'attaque contre l'université de Kaboul avaient au préalable étudié le campus pour identifier les failles sécuritaires. "Ils se sont habillés comme des étudiants et sont entré dans le campus avec des sacs pleins d'armes", a expliqué M. Saleh dans un rapport publié sur sa page Facebook. "Personne n'a contrôlé leurs sacs. S'ils étaient attrapés, leur plan était de tirer sur la police avec des armes de poing", a précisé M. Saleh. Tariq Arian, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a quant à lui annoncé lundi que plusieurs officiers de police ont été licenciés pour "négligence de leurs fonctions".
D'autres responsables officiels ont déclaré que le cerveau de l'attaque, Mohammad Adel, avait également été arrêté. Il a, selon eux, été recruté par le réseau Haqqani, un groupe lié aux talibans et crédité d'attaques complexes et sanglantes contre les forces étrangères et des civils. Le réseau Haqqani est classifié comme groupe terroriste par Washington.

